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Protection des animaux : plaidoyer pour des lois plus strictes

Un chiot.
Un chiot. Photo: iStock
François Pierre Dufault

La Société protectrice des animaux (SPA) du Canada plaide pour un renforcement des lois sur la protection des animaux partout au pays, y compris dans les Maritimes. L'organisme constate que malgré des lois parmi les plus strictes à l'échelle nationale, les cas de cruauté envers les animaux demeurent nombreux dans la région.

La semaine dernière, la SPA à l'Île-du-Prince-Édouard a saisi tous les chiens d'un chenil près de Hunter River, dans le centre de la province. Les autorités qualifient l'endroit de véritable usine à chiots. La police songe à déclencher une enquête criminelle.

Au Nouveau-Brunswick, un homme de Woodstock s'est déclaré coupable d'avoir laissé son chien mourir de faim en ne le nourrissant plus pendant deux mois. En Nouvelle-Écosse, les autorités ont saisi deux chiens et retrouvé un troisième animal mort dans une maison de Scotsburn. Le propriétaire des lieux n'a plus le droit de posséder des animaux de compagnie.

C'est pourtant dans les Maritimes qu'on retrouve les meilleures lois sur la protection des animaux au pays, selon la SPA.

L'Île-du-Prince-Édouard a les meilleures lois au pays pour protéger les animaux. Mais il y a toujours place à amélioration. Malgré tout, il y a toujours des cas de cruauté [à l'île], affirme Dominique Routhier, biologiste animale pour la SPA du Canada. Les lois ne sont pas assez strictes. Mes si les gens sont davantage sensibilisés, les lois ne sont toujours pas assez dissuasives.

Les cas de cruauté envers les animaux qui sont rapportés à la SPA touchent les animaux domestiques autant que les animaux de ferme.

Il y a toujours eu autant de cas de mauvais traitements. Mais les gens les rapportent davantage de nos jours. Ils sont plus sensibilisés, explique Dominique Routhier. Les gens n'endurent plus ça. Ils vont davantage dénoncer les cas de cruauté.

La SPA demande aux provinces d'adopter des lois encore plus strictes qui prévoiraient des amendes plus salées et des peines d'emprisonnement plus longues. L'organisme souhaite également la mise sur pied d'un registre national des contrevenants.

Le gouvernement fédéral pourrait aussi montrer l'exemple en renforçant sa loi sur la protection des animaux, affirme Dominique Routhier. Une telle mesure aurait, selon elle, pour effet d'encourager les provinces à renforcer et uniformiser leurs lois.

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