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  • Déchirure et autres mésaventures de la toile du stade olympique de Montréal

    Trou béant de la déchirure de la toile du stade olympique de Montréal, vue de l'intérieur.
    Le 18 janvier 1999, un effondrement de neige laisse un trou béant dans la toile du stade olympique de Montréal. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    Le 18 janvier 1999, la toile du stade olympique se déchire en plein montage du Salon de l'auto de Montréal. L'incident est capté en direct avec la spectaculaire chute de neige, de glace et d'eau qui l'accompagne. Une fois la frousse passée, c'est la consternation dans la population et à la Régie des installations olympiques (RIO).

    Il était tout neuf, il devait durer au moment vingt-cinq ans, mais il n’a même pas réussi à traverser son premier hiver!

    Le présentateur Stéphan Bureau

    L’effondrement du toit du stade olympique fait la une du Téléjournal du 18 janvier 1999. « Un trou béant » dans la toile qui s’ajoute à une longue liste de difficultés survenues depuis la construction de cette réalisation de l'architecte français Roger Taillibert.

    Conformément aux plans d’origine de Taillibert, la RIO avait hissé en avril 1987 un premier toit rétractable composé d’une toile de kevlar de 18 600 mètres au sommet du stade.

    Ce magnifique toit sera rétracté 75 fois seulement. Le 27 juin 1991, des vents violents provoquent une importante déchirure de la toile. Son usure, accélérée par les intempéries, force les dirigeants de la RIO à conserver le toit fermé en permanence.

    Dix ans plus tard, la fameuse toile rétractable est remplacée par une structure fixe, une toile en fibre de verre recouverte de téflon.

    C’est ce toit – conçu et récemment installé par le consortium américain Birdair-RSW – qui cède en cet après-midi du 18 janvier 1999.

    Le Téléjournal, 18 janvier 1999

    Le reportage de Philippe Schnobb montre les images captées en direct de l’effondrement de la toile qui provoque une avalanche de neige, de glace et d’eau dans l’atrium du stade.

    Les 200 personnes qui s’affairent aux préparatifs du Salon de l’auto doivent être évacuées. On ne compte que deux blessés. L’événement devra finalement être annulé, tout comme l’Expo nautique qui doit suivre en février.

    Le président de la RIO, André Tétrault, se dit abasourdi. Mince consolation : la toile est si récente qu’elle est encore sous la responsabilité du concepteur Birdair qui devra vraisemblablement payer la note de toute cette mésaventure.

    Les procédures judiciaires s’échelonneront sur près de dix ans.

    Elles se concluront en septembre 2008 avec l’annonce d’un dédommagement de 21 millions de dollars à la RIO pour les pertes entraînées par l’effondrement de la toile et la fermeture subséquente du stade durant l'hiver.

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