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Les sages-femmes de l’Î.-P.-É. veulent que leur profession soit reconnue

Une femme enceinte devant un coucher de soleil.
L'Île-du-Prince-Édouard est la seule province canadienne où les sages-femmes ne sont pas incluses dans le système de santé. Photo: Getty Images / Rostislav Sedlacek
Radio-Canada

L'Association des sages-femmes de l'Île-du-Prince-Édouard a franchi une nouvelle étape vers la reconnaissance de la profession dans la province. Elle a demandé au gouvernement provincial de la réglementer sous la Loi sur les professions de la santé.

Cette nouvelle loi est entrée en vigueur en octobre dernier.

L’Association fait pression depuis plus d’une décennie pour que la profession de sage-femme soit réglementée et financée à l’Île-du-Prince-Édouard. Elle souhaite que les sages-femmes soient considérées comme les autres professionnels de la santé et que les services soient financés et intégrés au système de santé.

Nous avons demandé que les services des sages-femmes soient payés par le système public comme dans les autres provinces, précise Joyce England, la présidente de l’Association des sages-femmes de l’Île.

Joyce England, présidente de l'Association des sages-femmes de l'Île-du-P »rince-Édouard, en entrevue.Selon Joyce England, de l'Association des sages-femmes de l'Île, les sages-femmes pourraient jouer un rôle d'éducatrice auprès des femmes enceintes et des nouvelles mères. Photo : CBC/Brittany Spencer

Son organisme a soumis à la province plusieurs modèles inspirés par ce qui se fait dans d’autres provinces. Ces modèles précisent la façon dont les sages-femmes pourraient bonifier les services existants aux femmes enceintes.

Elles travailleraient en équipe, idéalement, pour fournir le meilleur service possible aux clientes. C’est ce qui manque à l’heure actuelle, croit Mme England.

L’Association propose l’embauche d’au moins cinq sages-femmes. Selon le modèle privilégié, des patientes leur seraient envoyées par les médecins et d’autres professionnels de la santé. Elles feraient ainsi partie d’une équipe multidisciplinaire.

Le modèle actuel se poursuivrait, mais les sages-femmes s’y ajouteraient comme option, précise Mme England. Les sages-femmes sont des éducatrices et c’est ce qui manque, à mon avis, dans le système actuel. 

Elle s’attend à ce qu’il s’écoule une autre année avant que la demande de son association soit traitée et qu’on commence à rédiger les règlements qui encadreraient la profession.

Dans une déclaration écrite, le gouvernement provincial accuse réception de la demande et précise en avoir reçu d’autres, concernant la réglementation des sages-femmes.

Avec les informations de Brittany Spencer, CBC

Île-du-Prince-Édouard

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