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La CCN envisage de prolonger l'entente RendezVous LeBreton

À gauche, John Ruddy et à droite, Eugene Melnyk
À gauche, John Ruddy et à droite, Eugene Melnyk Photo: La Presse canadienne et Radio-Canada
Radio-Canada

Les négociations de dernière minute entre l'entreprise Trinity Development Group et les Sénateurs d'Ottawa pour sauver leur partenariat en difficulté ont mené à une demande de prolongation de plus d'un mois du délai de résiliation pour le projet de 4 milliards de dollars des plaines LeBreton.

Le consortium RendezVous LeBreton dirigé par le propriétaire des sénateurs Eugene Melnyk et John Ruddy de Trinity Development Group, avait été choisi par la Commission de la capitale nationale (CCN) il y a plus de deux ans pour réaménager les plaines LeBreton comprenant un nouveau complexe sportif et plus de 4000 logements.

Mais la relation s'est révélée toxique à la fin de novembre lorsque Capital Sports Management de M. Melnyk a poursuivi l’entreprise Trinity et le gestionnaire Graham Bird pour 700 millions $.

M. Ruddy a répondu le mois dernier avec une poursuite d'un milliard de dollars, alléguant que M. Melnyk essayait d'éviter de payer pour l'aréna parce qu'il n'en avait pas les moyens.

La date limite pourrait être reportée au 28 février

Le 19 décembre, le conseil d'administration de la CCN a décidé de mettre fin à l'entente qu'il avait signée avec RendezVous il y a un an.

La résiliation devait être effective dans 30 jours, ce qui aurait laissé le conseil d'administration de la CCN libre de prendre une décision sans entraves sur ce qu'il devait faire à sa réunion de la semaine prochaine.

Mais au début de 2019, les deux partenaires en conflit ont dit qu'ils tenteraient de recourir à la médiation pour tenter de sauver leur entente, en demandant à l'ancien juge en chef de l'Ontario, Warren Winkle, de superviser les discussions.

M. Winkle a demandé à la CCN de prolonger l'avis de résiliation jusqu'au 28 février pendant qu'il poursuit la médiation, a confirmé la commission.

Lundi après-midi, le conseil d'administration de la CCN convoquera une téléconférence pour discuter de la demande de M. Winkle, mais il n'est pas certain qu'il votera à ce sujet.

Eugene Melnyk pourrait-il jouer un plus petit rôle?

Ni Capital Sports ni Trinity Development ne souhaitent commenter la demande de prolongation, car la médiation est confidentielle.

Toutefois, dans une déclaration publiée le 18 décembre, M. Melnyk a offert de jouer un rôle plus restreint dans le partenariat. Au lieu d'être partenaire à parts égales avec Trinity, Eugene Melnyk a proposé de renoncer à tous les revenus provenant du développement commercial des plaines LeBreton, tandis que Trinity paierait pour construire l'aréna.

Selon ce scénario, les sénateurs paieraient les coûts d'exploitation de l'aréna pendant la durée du bail.

À l'époque, l'entreprise Trinity Development Group a rejeté l'offre, faisant valoir qu'elle n'était pas différente des demandes antérieures de M. Melnyk selon lesquelles quelqu'un d'autre devait payer pour construire le centre des événements.

Eugene Melnyk dans le vestiaire des Sénateurs d'Ottawa.Le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk, s'est dit prêt à ne pas participer aux revenus des plaines LeBreton si Trinity paie pour construire l'aréna. Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Pourtant, selon des sources familières avec la médiation, ce scénario est l'une des options envisagées, de même que la possibilité d'intégrer de nouvelles personnes dans le partenariat.

Ce n'est cependant pas la première fois que les partenaires s'engagent dans une médiation.

Selon la demande de l'entreprise Trinity Development Group, le promoteur et Capital Sports n'ont pu s'entendre sur une lettre d'intention qui établirait les conditions selon lesquelles RendezVous LeBreton irait de l'avant.

Trois mois à peine après que la CCN les a choisis comme promoteurs pour les plaines LeBreton, les parties ont entamé une médiation afin de déterminer comment le partenariat pourrait aller de l'avant.

La médiation a eu lieu le 14 juillet 2016, selon la défense de l'entreprise Trinity Development Group. Elle s'est avérée un échec.

Avec les informations de Joanne Chianello

Ottawa-Gatineau

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