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Visite tendue de Mike Pompeo à Riyad

Mike Pompeo, portant un complet et une cravate, marche à côté d'Adel Al-Jubeir qui porte une tenue traditionnelle saoudienne. Ils sont suivi par un agent de sécurité de M. Pompeo.

Mike Pompeo (gauche) a été accueilli à Riyad par le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel Al-Jubeir (droite).

Photo : Getty Images / Andrew Caballero-Reynolds

Reuters

Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, qui effectue une tournée de huit jours au Proche-Orient, est arrivé dimanche à Riyad en Arabie saoudite, en provenance de Doha au Qatar.

Il a été accueilli à l'aéroport de la capitale saoudienne par Adel Al-Jubeir, ministre saoudien des Affaires étrangères, par le prince Khaled ben Salmane, ambassadeur d'Arabie saoudite à Washington, et par Christopher Henzel, chargé d'affaires américain à Riyad.

Le chef du département d'État et ces deux responsables saoudiens se sont entretenus pendant une heure, selon des journalistes voyageant avec Pompeo. Le département d'État a précisé qu'ils avaient évoqué les tensions avec l'Iran, les conflits de Syrie, du Yémen, de Libye et d'Afghanistan, mais aussi l'affaire du meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

Il est prévu que Mike Pompeo soit aussi reçu, durant son séjour à Riyad, par le prince héritier saoudien, Mohamed ben Salmane (dit MBS), dirigeant de fait du royaume, pour parler de l'enquête sur la mort de Jamal Khashoggi.

Ce dernier, qui s'était exilé aux États-Unis et publiait des articles critiques envers la monarchie saoudienne, a été tué le 2 octobre alors qu'il se trouvait au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

Dans un rapport, la CIA a estimé que Mohamed ben Salmane avait commandité l'assassinat de Khashoggi. De hauts responsables turcs ont lié quant à eux la mort du journaliste aux plus hauts niveaux du gouvernement saoudien sans incriminer nommément MBS. Les autorités saoudiennes démentent les accusations visant Mohamed ben Salmane.

Front uni face à l'Iran

Avant Riyad, Mike Pompeo avait estimé à Doha que la crise entre le Qatar et les pays arabes du Golfe durait depuis bien trop longtemps et menaçait l'unité régionale nécessaire pour contrer l'Iran chiite.

« Lorsque nous avons un défi commun à relever, les litiges entre pays partageant les mêmes objectifs n'aident jamais », a dit Mike Pompeo à Doha lors d'une conférence de presse.

« Ils ne vous permettent jamais de répliquer fermement, comme vous le voudriez, aux adversaires communs ou aux défis communs », a-t-il dit également.

« Nous espérons que l'unité du Conseil de coopération du Golfe (CCG) se renforcera dans les jours, les semaines et les mois à venir », a ajouté Mike Pompeo.

L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahreïn – membres du CCG–  ainsi que l'Égypte, ont rompu leurs relations diplomatiques et commerciales avec le Qatar en juin 2017, en l'accusant de soutenir le terrorisme et de se rapprocher de leur ennemi régional, l'Iran, ce que Doha dément.

Dans un entretien accordé vendredi à la chaîne Fox News, Mike Pompeo avait déclaré que les États-Unis coorganiseraient avec la Pologne une conférence internationale sur le Moyen-Orient, et sur l'Iran en particulier, les 13 et 14 février prochains.

La tournée actuelle du chef du département d'État vise à rassurer les alliés de Washington dans la région, inquiets du retrait annoncé des quelque 2000 soldats américains de Syrie. Pompeo s'est déjà rendu dans plusieurs pays, dont l'Égypte et la Jordanie.

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