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Coup d'envoi des cliniques d’hiver dans l’est de Montréal

Une clinique médicale de l'île de Montréal Photo: Radio-Canada
Davide Gentile

Si certaines régions devront patienter avant de voir une augmentation des heures d'ouverture dans leurs cliniques médicales faute d'ententes avec les professionnels, dans l'est de Montréal, des cliniques d'hiver ouvriront leurs portes dès aujourd'hui.

Toutes les supercliniques de l'est de Montréal ont accepté de prendre part au projet durant la période hivernale.

« On va ajouter des docteurs tous les soirs », assure le directeur de la Clinique médicale Maisonneuve-Rosemont, le Dr Réal Barrette, qui compte lui-même ajouter de quatre à six heures de pratique par semaine pour désengorger l'urgence voisine de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

L'effort est fait par tout le personnel, ce n'est pas juste une affaire de médecins.

Réal Barrette, dir. Clinique Maisonneuve-Rosemont

Du côté de la Clinique médiale Angus, la vingtaine de médecins qui la composent vont voir deux ou trois patients de plus par jour de pratique, explique le directeur des services professionnels au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Est-de-l'île-de-Montréal, le Dr François Loubert.

« Avec les rhumes et les grippes, on veut augmenter l'accessibilité pour les patients », ajoute-t-il.

Cette mesure va toutefois nécessiter l'ajout de personnel infirmier « pour prendre les signes vitaux et prendre connaissance des dossiers », précise François Loubert.

Créées à l'initiative de la ministre de la Santé, Danielle McCann, ces cliniques d'hiver consistent en réalité en une augmentation des ressources et de l'accessibilité des services dans les cliniques médicales. Il peut donc s'agir de l'ajout de personnel médical ou encore d'une prolongation des heures d'ouverture, par exemple.

Selon Réal Barrette, les patients doivent aussi développer le réflexe de consulter leur médecin avant de se rendre à l'urgence.

« Mais sur l'île, déplore-t-il, 35 % des patients n'ont pas de médecin. Ça fait beaucoup de gens pour qui la seule possibilité, c'est l'urgence. »

La fusion des établissements, souvent décriée par les médecins, facilite les initiatives comme la création de cliniques d’hiver, soutient M. Barrette. « Enfin, on est capables de s'organiser pour être efficaces ensemble », dit-il.

Un manque criant de médecins

Comme d'autres dirigeants de cliniques, Réal Barrette estime qu'il faudrait plus de médecins pour éviter le chaos hivernal dans les urgences.

« Pour l'est de Montréal, il nous manque environ 80 médecins, ajoute François Loubert. C'est un des facteurs qui expliquent que la situation des urgences de l'est [de Montréal] soit toujours parmi les pires au Québec. »

Il estime que les efforts du personnel du CIUSSS de l'Est-de-l'île-de-Montréal pourraient durer jusqu’à trois mois, et qu’il pourra s'adapter « selon la demande ».

Dimanche, le taux d'occupation des civières dépassait 100 % dans la majorité des urgences de l'île de Montréal.

La totalité des salles d'urgence débordaient également en Montérégie et dans le sud des Laurentides. Et la majorité de celles de la ville de Québec connaissent une situation semblable.

Des sources indiquent par ailleurs que les négociations avec les médecins pour augmenter l'offre seraient difficiles à certains endroits. Plusieurs établissements pourraient toutefois annoncer les modalités de leurs cliniques d'hiver d'ici mercredi.

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