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Vague de froid : plus de flexibilité pour les itinérants qui fréquentent La Piaule

Le temps froid pousse plus d'itinérants à fréquenter les refuges.
Le temps froid pousse plus d'itinérants à fréquenter les refuges. Photo: Radio-Canada / CBC
Marie-Hélène Paquin

Malgré la vague de froid que connaît la région ces derniers jours, la maison d'hébergement La Piaule de Val-d'Or ne constate pas nécessairement d'augmentation du nombre d'itinérants qui demandent refuge. Les intervenants sont toutefois un peu plus flexibles et tolérants envers les gens en situation d'itinérance lorsque le mercure descend sous les - 20 °C.

C'est sûr que nos accueillants sont formés et sont consciencieux, c'est-à-dire qu'ils vont retarder le moment où ils demandent aux gens de partir le lendemain matin et ils vont moins laisser les gens attendre dehors avant de rentrer, assure le président de La Piaule, Stéphane Grenier.

Le président tient plutôt à sensibiliser la population aux températures un peu moins froides.

Ce ne sont pas les grands froids qui nous inquiètent, parce que quand il fait très froid comme ça, les citoyens sont plus tolérants, ils vont les laisser entrer dans les portiques de commerces pour se réchauffer. Les moments où c'est vraiment critique au niveau de la température, c'est entre 5 et -5 °C », précise-t-il.

C'est à ces températures-là qu'on a les engelures les plus sévères, généralement au printemps.

Stéphane Grenier, président de La Piaule

À ce moment-là, on a des usagers qui se promènent dans la rue mal habillés, les pieds trempés. Ils ne sont pas préparés à faire face à cette température-là qui est relativement froide, et les gens ne sont pas très tolérants parce qu'il ne fait pas si froid que ça, ajoute Stéphane Grenier.

Le professeur-chercheur à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et président du conseil d'administration de La Piaule, Stéphane Grenier.Le professeur-chercheur à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT) et président du conseil d'administration de La Piaule, Stéphane Grenier. Photo : Radio-Canada

Toujours à la recherche de financement

Pour pouvoir continuer à offrir ses services, La Piaule est constamment à la recherche de sources de financement.

On va rebondir avec une autre activité de financement sous peu, probablement dans le mois d'avril, qui va être un autre brunch qu'on va faire à La Piaule. Sinon, on a des citoyens qui ont été quand même assez généreux durant le temps des Fêtes, qui ont apporté beaucoup de sous à La Piaule, ce qui nous a permis de garder la tête hors de l'eau, assure le président.

La Piaule peut accueillir jusqu'à 22 personnes désirant arrêter de consommer et sortir de la rue, en plus de 25 personnes en situation d'itinérance qui ont la possibilité d'y passer la nuit.

Abitibi–Témiscamingue

Société