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Les libéraux-démocrates britanniques cherchent à suspendre le Brexit

Une manifestation en faveur du Brexit a eu lieu dans le centre de Londres, au Royaume-Uni, le 12 janvier 2019.

Photo : Reuters / Simon Dawson

Radio-Canada

Une proposition de loi visant à révoquer l'article 50 du Traité européen invoqué par Theresa May pour engager le Brexit va être déposée devant la Chambre des communes, afin d'empêcher un divorce sans accord entre Londres et Bruxelles, a annoncé le leader des libéraux démocrates britanniques dimanche.

L’article 50 du Traité de l'Union européenne (UE) régit le départ d’un État membre. En retirant cet article de l’accord, le gouvernement britannique pourrait donc choisir de rester temporairement dans l’UE.

« C'est exactement ce qui va se passer et c'est exactement ce que nous devons faire, parce qu'il serait absolument indigne et impardonnable de permettre la situation chaotique d'une absence d'accord », a dit Vince Cable, le chef des libéraux-démocrates, un parti pro-européen.

« Je pense que le Parlement va reprendre le contrôle de cette procédure et va vouloir chercher l'option d'un “non-Brexit” », a-t-il dit en entrevue à la BBC.

Citant des sources gouvernementales, le Sunday Times indiquait dimanche que des députés frondeurs envisageaient de reprendre le contrôle de l'agenda parlementaire afin d'obtenir une suspension ou un report du Brexit.

Le chef du Parti libéral-démocrate Vince Cable s'adresse à une foule.

Le chef du Parti libéral-démocrates, Vince Cable

Photo : Reuters / Henry Nicholls

L'accord conclu par la première ministre Theresa May avec ses partenaires européens doit faire l'objet d'un vote mardi par la Chambre des communes, ce qui permettra au Parlement européen de se prononcer par la suite.

La date du Brexit est fixée au 29 mars prochain à 23 h (heure locale). Le Royaume-Uni a jusqu’à la veille de la sortie de l’UE, soit le 28 mars, pour ne plus invoquer l’article 50 et ainsi échapper temporairement au processus de séparation.

En effet, en retirant l’article 50 de l’accord, Londres se garde le droit de l’invoquer à nouveau plus tard, quand il jugera le moment opportun.

Si jamais un accord est adopté par les deux parties, le 30 mars doit commencer la période de transition d’une durée de 21 mois, qui leur permettra de préparer leurs futures relations.

Mais si l’accord de retrait proposé par Theresa May n’est pas adopté, il deviendra caduc, ce qui signifie que le Royaume-Uni se dirigera vers un Brexit sans accord.

Ainsi, faute d’ententes commerciales, le Royaume-Uni devra se soumettre aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour encadrer ses activités économiques et la période de transition prévue disparaîtrait.

Vers un rejet de l’entente

Brexit, la première ministre britannique Theresa May croit encore possible d'obtenir des garanties, l'UE veut calmer le jeu.

La première ministre britannique Theresa May

Photo : Reuters / Piroschka Van De Wouw

Les observateurs estiment que le texte de l’accord négocié par Theresa May avec l'Union européenne, ayant cristallisé de nombreuses critiques chez les conservateurs et leurs alliés nord-irlandais comme chez les travaillistes, risque d'être rejeté par les députés.

Vendredi, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a déclaré que le Brexit pourrait bien ne pas avoir lieu si l'accord de divorce négocié par May avec Bruxelles était rejeté mardi par la Chambre des communes.

Theresa May a prévenu qu'un tel scénario serait « catastrophique » pour l'ensemble du Royaume-Uni.

De son côté, son adversaire politique, le leader travailliste Jeremy Corbyn, plaide pour un nouvel accord négocié avec Bruxelles plutôt que pour un second référendum sur le Brexit.

S'exprimant dimanche, M. Corbyn a annoncé que si le texte de l'accord était rejeté par les Communes, il déposerait « prochainement » une motion de défiance contre le gouvernement de Theresa May.

Faute de majorité, Mme May a déjà dû renoncer in extremis au vote qui était prévu le 11 décembre dernier à la Chambre des communes et s'est engagée à demander « des assurances juridiques et politiques » à l'UE.

Elle a survécu le lendemain à un vote de défiance interne, mais 117 des 317 élus conservateurs se sont prononcés contre elle.

Avec les informations de Reuters

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