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L’UMQ veut attirer des travailleurs français au Québec

Alexandre Cusson, président de l’UMQ.
Alexandre Cusson, président de l’UMQ et maire de Drummondville, en mission économique à Paris Photo: Radio-Canada
Marie-Pierre Roy-Carbonneau

Les maires de six municipalités du Québec (Contrecœur, Deux-Montagnes, Matane, Saint-Donat, Sainte-Julie et Drummondville) accompagnent le président de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Drummondville, Alexandre Cusson, en France en ce moment.

Ils assistent à la mission économique de l'organisme qui commence ce dimanche à Paris et qui se déroulera jusqu’à samedi prochain. L’objectif est d’attirer le plus de travailleurs français possible en sol québécois.

C'est la première fois que l'UMQ tient une mission particulièrement articulée autour de la pénurie de main-d'oeuvre, explique Alexandre Cusson.

La mission s'est donné un slogan, « On a besoin de toi, c'est urgent », et les représentants du Québec espèrent beaucoup du salon où ils se rendent et qui est fort couru par les chercheurs d’emplois français.

Il s'agit de l'un des salons de l'emploi les plus importants en France : 25 000 visiteurs sont attendus. Attirer des travailleurs étrangers est l'une des bonnes méthodes pour combler les emplois [vacants] au Québec.

Alexandre Cusson, maire de Drummondville et président de l'Union des municipalités du Québec

Alexandre Cusson dit miser sur les relations étroites entre le Québec et la France pour trouver des travailleurs souhaitant venir s'établir dans la province.

La France est un pays intéressant pour nous. La langue, les ententes déjà établies avec le pays facilitent la mobilité de main-d'oeuvre. Des soudeurs, des ferblantiers, des machinistes sont notamment en demande.

Alexandre Cusson

Des besoins aussi en Estrie

Plus de 100 000 emplois sont à pourvoir dans différents secteurs au Québec. D'ici les 5 prochaines années, l'Estrie comptera à elle seule quelque 20 000 postes vacants, selon la directrice de la Chambre de commerce de Sherbrooke, Louise Bourgault.

Chaque effort compte. C’est important de séduire et d’aller intéresser les gens à l’extérieur pour qu’ils puissent venir au Québec et dans les régions, soutient-elle. Quatre-vingt-huit pour cent des emplois sont dans les régions.

Déjà, plusieurs initiatives existent, poursuit Mme Bourgault. Dans le cadre du projet « Un emploi en sol québécois », lancé par la Fédération des chambres de commerce du Québec, l'Estrie a accueilli 12 nouveaux travailleurs. Et au cours des prochains mois, la Chambre entend se rendre notamment à Magog, à Lac-Mégantic et à Montréal.

Il faut pourvoir les postes. Ça a un effet désolant pour les entrepreneurs. Il y en a qui n’osent même plus soumissionner sur des appels d’offres, insiste-t-elle.

Le Salon du travail et de la mobilité professionnelle se poursuit en France jusqu'au 19 janvier.

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