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Un village éloigné craint l’isolement à l’échéance d’un contrat routier provincial

Une vieille photo sur laquelle posent un homme et une femme en vêtements d'hiver sur les sillons creusés par des roues de tracteur, au milieu d'une forêt.
Deux habitants de Penny, Clarence et Olga Boudreau, posent sur le chemin de fortune qui mène au hameau avant la construction d'une route par ses habitants. Photo: Radio-Canada / Wil Fundal

Les habitants de Penny, un hameau situé plus d'une centaine de kilomètres à l'est de Prince George, en Colombie-Britannique, craignent de se retrouver isolés du reste du monde à l'échéance prochaine d'un contrat d'entretien du seul chemin qui y conduit.

Il y a deux ans, le gouvernement provincial avait promis de payer pour l’entretien du chemin artisanal de 13 kilomètres qui relie la communauté aux routes de la province.

Victoria avait alors octroyé un contrat d’entretien de deux ans à un entrepreneur de s’assurer que la route demeure en bon état.

À l’approche de la fin du contrat, l’avenir de la route et son déneigement deviennent incertains.

« Le contrat d’entretien vient à échéance cette année et nous nous attendons à ce que le prochain entrepreneur doive également entretenir les rues de Penny », soutient le ministère des Transports dans un courriel envoyé à CBC.

13 km d’inquiétudes

Si les 7 résidents de Penny ne se préoccupent pas outre mesure de l’entretien des rues de leur village, ils se disent inquiets pour l’avenir de la route non officielle de 13 km qui leur permet d’en sortir et qui permet au Canadien National et aux employés gouvernementaux d’y accéder.

Le ministère soutient qu’il lui sera plus facile de se prononcer sur l’avenir de ce chemin lorsque le nouveau contrat aura été octroyé.

Inaction gouvernementale passée

Avant le premier contrat, il y a deux ans, l’entretien du chemin non officiel se faisait au dépens des résidents.

Selon Rhoda Gobbi, c’est son mari qui en assumait les coûts. « Nous n’en avions simplement plus les moyens », soutient-elle.

L’entente est intervenue après que les résidents aient déposé une pétition afin d’obtenir de l’aide du gouvernement.

Jusqu’au barrage routier, s'il le faut

L’appel à l’aide de la communauté se fait plus pressant à mesure que l’échéance du contrat approche.

« Il faut que le gouvernement reprenne totalement le contrôle de cette route », soutient Mme Gobbi.

Selon elle, les résidents de Penny sont prêts à se rendre jusqu’au barrage routier pour faire entendre leur voix.

« Nous devrons sans doute entraver la route pour montrer à quel point elle est utilisée et par qui », s’exclame la villageoise.

Colombie-Britannique et Yukon

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