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Déversement à T.-N.-L. : la pétrolière Husky veut maintenant reprendre ses activités

La plateforme pétrolière flottante SeaRose.
250 000 litres de pétrole se sont déversés en mer près de la plateforme flottante SeaRose, le 16 novembre au large de Terre-Neuve. Photo: La Presse canadienne / Husky Energy
Radio-Canada

Une société pétrolière et gazière canadienne affirme qu'elle espère convaincre les instances réglementaires qu'elle peut reprendre ses activités en toute sécurité, deux mois après le déversement massif de pétrole sur l'un de ses sites de production pétrolière en mer.

Les activités sur la plateforme SeaRose de Husky Energy sont arrêtées depuis novembre dernier.

Environ 250 000 litres de pétrole s'étaient déversés dans l'océan, à environ 350 km des côtes terre-neuviennes.

Dans un communiqué publié vendredi, Husky a déclaré que l'entreprise pourrait commencer les opérations de rinçage et effectuer des tests d'étanchéité au centre de forage dès cette fin de semaine, en fonction de la météo.

Cela nous obligera à faire circuler les fluides du réservoir, y compris le pétrole, le gaz et l'eau, à partir des conduites de production vers le SeaRose, indique le communiqué. L'entreprise compte utiliser de l'eau de mer pour cette opération avant de procéder au test.

Une porte-parole de Husky a déclaré que la société avait déjà mené des vérifications à la fois dans le gisement et sur la plateforme. Elle a inspecté les conduites d'écoulement, les centres de forage, les équipements de soutien sous-marins et certaines parties du SeaRose.

Colleen McConnell, porte-parole pour Husky, a déclaré que ces travaux avaient été examinés et validés par Det Norske Verits, une fondation indépendante norvégienne.

En outre, nous avons revu et révisé certaines procédures pour intégrer les leçons apprises, a-t-elle écrit dans un courrier électronique.

Mme McConnell a déclaré que les agences gouvernementales impliquées avaient organisé des réunions tout au long de la semaine dernière pour examiner les éléments du plan de récupération et d'élimination des flux de production de Husky.

Les tours Husky à Calgary.Siège social de la pétrolière Husky à Calgary. Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

L'Office Canada-Terre-Neuve-et-Labrador des hydrocarbures extracôtiers, qui réglemente l'essor de l'industrie dans la province, a dit qu'elle évaluait toujours ce plan et que l'enquête sur l'incident était en cours.

L'énorme déversement de pétrole, d'eau et de gaz s'est produit le 16 novembre au moment où la plateforme SeaRose se préparait à reprendre l'extraction durant une tempête. Plus tôt le jour même, la tempête avait été qualifiée de plus importante du monde à ce moment.

La société a soumis un rapport préliminaire au conseil d'administration en décembre, indiquant que le premier déversement d'huile s'est déroulé pendant plus de 20 minutes lorsque les équipages avaient corrigé une chute de pression dans la ligne de débit. Un nouveau test a provoqué un second déversement d'environ 15 minutes.

Ce déversement, considéré comme le plus important de l'histoire de Terre-Neuve-et-Labrador, a de nouveau incité le gouvernement à jeter un nouveau regard sur la réglementation de l'exploration pétrolière en mer.

Avec les informations de La Presse canadienne

Terre-Neuve-et-Labrador

Industrie pétrolière