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Difficile bataille des Premières Nations contre la crise des opioïdes

Feuille d'érable avec des comprimés d'opioïdes
Les surdoses d'opioïdes touchent cinq fois plus d'autochtones et en tuent trois fois plus qu'elles ne font de victimes chez les autres Canadiens. Photo: Radio-Canada

La lutte contre la crise des opioïdes demeure difficile pour les communautés autochtones, selon un responsable de l'Autorité de santé des Premières Nations.

Malgré les efforts déployés pour informer et rejoindre les Autochtones aux prises avec une dépendance aux opioïdes, ceux-ci demeurent plus enclins à mourir de surdose, explique la médecin-chef adjointe de l’autorité, la Dre Shannon McDonald.

« On est loin d’avoir gagné la bataille », soutient-elle.

L’autorité a d’ailleurs tenu récemment un séminaire afin d’informer la population autochtone sur la prévention des risques liés à la consommation de drogues.

Les Autochtones surreprésentés

Un rapport conjoint des services du Coroner de la Colombie-Britannique et de l’Autorité de santé des Premières Nations publié à l’été 2017 fait état d’une surreprésentation évidente des Autochtones quant au nombre de morts par surdose.

Selon le rapport, les membres des Premières Nations ont cinq fois plus de chances de faire une surdose que le reste des Britanno-Colombiens et trois fois plus de chances d’en mourir.

« Nous savons que les Premières Nations sont surreprésentées [...] Nous devons oeuvrer pour que les gens profitent réellement de tous les services qui leur sont offerts », soutient la Dre Shannon McDonald.

Selon elle, il y a un lien étroit entre un traumatisme vécu par une personne et sa consommation d’alcool ou de drogues, précisant que de nombreuses familles autochtones ont subi un traumatisme au fil de l’histoire.

La Dre McDonald rappelle également que la pauvreté et le manque de logements convenables et abordables peuvent avoir un effet sur la santé des gens.

Répondre à la crise

Le séminaire organisé par l’Autorité de santé des Premières Nations en collaboration avec l’Université de la Colombie-Britannique (UBC) vise principalement à juguler la crise.

Les conférences ont principalement traité des préjugés qui affligent les Autochtones qui prennent de la drogue ou abusent de l’alcool et de la réponse des Premières Nations.

Les solutions proposées vont de l’approvisionnement en drogues sûres à la prévention des surdoses, en passant par l’utilisation de la Naloxone par des gens bien formés.

Selon la Dre McDonald, des équipes de l’autorité parcourent déjà les Premières Nations de la Colombie-Britannique afin de les aider, mais leur nombre est si grand qu’un séminaire en vidéoconférence reste la meilleure façon de joindre tout le monde rapidement.

« Ça nous permet non seulement de communiquer avec des gens qui n’ont jamais entendu parler de tout cela, mais ça nous permet aussi de renforcer les équipes qui ont déjà reçu le message, mais qui ne savent pas toujours par où commencer ou s’ils sont sur la bonne voie. »

Colombie-Britannique et Yukon

Autochtones