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Julian Castro, ancien maire de San Antonio, annonce sa candidature pour être président américain

Un homme portant un complet avec une cravate se tient debout à l'extérieur devant une foule brandissant des pancartes avec le nom Julian écrit dessus.
Julian Castro a annoncé sa candidature dans la ville de San Antonio, au Texas. Photo: Getty Images / Edward A. Ornelas
Agence France-Presse

En plein débat sur l'immigration aux États-Unis, l'ancien maire de San Antonio Julian Castro, ex-secrétaire de Barack Obama, a annoncé samedi depuis le Texas sa candidature pour devenir le premier président hispanique du pays.

Petit-fils d'une immigrée mexicaine, M. Castro, 44 ans, devient le démocrate le plus en vue à faire son entrée officielle dans la course à la présidentielle de 2020, à laquelle devraient participer des candidats divers et variés pour faire face à Donald Trump.

« Quand ma grand-mère est arrivée ici, il y a près de 100 ans, je suis sûr qu'elle n'aurait jamais imaginé que seulement deux générations plus tard, un de ses petits-fils serait un élu du Congrès des États-Unis et l'autre se tiendrait aujourd'hui devant vous pour dire ces mots : je suis candidat à la présidence des États-Unis », a déclaré M. Castro, 44 ans, devant plusieurs centaines de partisans réunis sur une esplanade de San Antonio, dans le quartier où il a grandi avec son frère jumeau Joaquin, membre de la Chambre des représentants.

Une femme brandit une pancarte sur laquelle il est écrit: « Presidente Castro 2020 ».Julian Castro souhaite remporter l'élection présidentielle américaine de 2020 et remplacer Donald Trump. Photo : Getty Images / Suzanne Cordeiro

Autre vision sur l'immigration

Cette annonce, faite sous le slogan « Une nation, un destin », intervient alors que Donald Trump a fait de l'immigration un sujet brûlant. Une partie des administrations fédérales est d'ailleurs paralysée parce que le président exige 5,7 milliards de dollars américains pour un mur à la frontière avec le Mexique.

M. Castro s'est emparé du sujet.

« Oui, il nous faut de la sécurité à la frontière, mais il y a une façon intelligente et humaine de le faire », a-t-il lancé, dénonçant une « crise de leadership » sous Donald Trump.

« Et ce n'est certainement pas mettre des enfants en cage qui va assurer notre sécurité. Nous disons non à la construction du mur et oui à la construction de communautés. »

Parmi ses propositions : une couverture santé universelle aux États-Unis, des investissements dans l'éducation, la protection des minorités et le changement climatique. « Si je suis président, mon premier décret sera de réintégrer l'accord de Paris », a-t-il dit.

Candidat moins connu

Connu pour ses talents d'orateur, le télégénique Julian Castro fut secrétaire au Logement de Barack Obama et maire de la septième ville des États-Unis. Il présente le double avantage d'être hispanique et originaire du Texas, un État pour l'instant majoritairement républicain, mais que les démocrates espèrent un jour conquérir à la faveur des changements démographiques.

Il devient le troisième candidat présidentiel latino d'envergure en quatre ans, après les sénateurs républicains Ted Cruz et Marco Rubio, qui ont fait face à M. Trump pour être nommés par le parti républicain en 2016.

Pour l'instant, il est une figure moins connue dans une course qui pourrait voir concourir plusieurs poids lourds, comme l'ancien vice-président Joe Biden, les sénateurs Elizabeth Warren, Bernie Sanders et Kamala Harris, et peut-être même le milliardaire Michael Bloomberg.

L'élue démocrate hawaïenne du Congrès Tulsi Gabbard a annoncé vendredi, à seulement 37 ans, qu'elle serait aussi en lice.

Une femme regarde à l'horizon devant la coupole du Capitole à Washington.La représentante démocrate au Congrès Tulsi Gabbard pourrait se présenter pour l'élection présidentielle à seulement 37 ans. Photo : Getty Images / Win McNamee

La candidature de M. Castro pourrait raviver l'enthousiasme pour les démocrates chez les électeurs hispaniques, qui ont soutenu Hillary Clinton, mais dans une moindre proportion que Barack Obama.

L'ancien maire de San Antonio a acquis une notoriété nationale en 2012, lorsqu'il est devenu le premier latino-américain à donner un discours lors de la convention nationale démocrate.

Quatre ans plus tard, il faisait partie des finalistes pour devenir candidat à la vice-présidence aux côtés d'Hillary Clinton.

Féroce critique de Donald Trump, il a dit qu'il ne pourrait probablement pas se trouver aux États-Unis aujourd'hui si l'actuelle politique migratoire était en place quand sa grand-mère, alors petite fille, a traversé la frontière avec le Mexique en 1922.

Dans son discours devant la convention, Julian Castro avait souligné son « aventure improbable », évoquant aussi son frère jumeau Joaquin, élu au Congrès. L'expression est devenue le titre des mémoires qu'il a récemment publiées.

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