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Des églises délaissées se trouvent de nouvelles vocations

Deux femmes sur le perron d'une petite église blanche, sur un terrain vague.

Lindway Alliban et Erin McKnight ont acheté l'église luthérienne Bethany pour en faire une salle de concert, offrant ainsi aux artistes un lieu pour leurs prestations à Hazlet.

Photo : Katie Toney

Radio-Canada

Plusieurs églises de la Saskatchewan désacralisées et mises en vente, ces dernières années, ont trouvé une nouvelle vocation lorsqu'elles ont été livrées à la créativité de familles, d'entrepreneurs ou de rêveurs.

Une salle de concert pour Hazlet

L’ancienne église luthérienne Bethany de Hazlet, à une soixantaine de kilomètres au nord-ouest de Swift Current, s’appelle maintenant The Bethany.

Pour éviter d’avoir à parcourir des kilomètres de route pour assister à des concerts, Lindsay Alliban et Erin McKnight ont décidé d’en faire une salle de concert au coeur de leur municipalité.

Des gens assistent à un concert, assis dans une église.

L'église luthérienne Bethany de Hazlet est devenue la salle de concert The Bethany.

Photo : Sean Renwick

« On s’est entendu avec les luthériens du village pour respecter l’intégrité architecturale et historique du bâtiment », explique Lindsay Alliban.

Fortes de cette promesse et après n’avoir payé que le terrain et les frais administratifs, les deux entrepreneures ont récupéré l’église désertée depuis une vingtaine d’années.

Il aura fallu l’installation d’un nouveau toit et quelques coups de pinceau le temps d’un été pour redonner un air de jeunesse à cette vieille église.

Les prochaines étapes incluent le retrait du tapis pour découvrir le plancher de bois franc, l’installation d’une cuisinette et d’une salle de bain, lorsque l’église aura une alimentation en eau.

Quand le destin assure le salut d’une église à l’abandon

La galerie d’art Salvation, de Paynton, est « un coup du destin », selon sa copropriétaire, Mariann Taubensee.

Son conjoint, le camionneur Dave Coulter, était en voyage d’affaires lorsqu’il s’est arrêté dans une halte de Paynton, un village situé à 180 km au nord-ouest de Saskatoon.

Voulant s’éloigner d’Edmonton, le couple était à la recherche d’une maison. C’est à ce moment que l’employée de la halte leur a parlé d'une église appartenant à la succession d’un homme décédé peu après l’avoir achetée.

L'arrière d'une église, avec son clocher.

Mariann Taubensee et son conjoint ont acheté ce qui deviendrait la galerie d'art Salvation au moment où ils cherchaient à s'éloigner d'Edmonton.

Photo : Mariann Taubensee

L’église avait été désacralisée à la fin des années 1990 et était restée vacante depuis. Le père du défunt propriétaire a finalement offert au couple de racheter le bâtiment abandonné moyennant le remboursement des arrérages d’impôts fonciers.

« Elle était en bon état, mais elle était inanimée depuis longtemps », explique Mariann Taubensee. Il a fallu refaire la salle de bain et installer un nouveau système de chauffage.

Décrivant ce lieu où elle crée des oeuvres avec des matériaux recyclés, Mme Taubensee s’exclame : « c’est ma maison, mon studio d’art et ma galerie ».

L’achat d’une église devenue un chemin de croix

Vieille photo d'une église en bois dans un quartier résidentiel.

Les Carroll sont partis d'une vieille église unie de Bienfait pour en faire leur maison de rêve en quelques années.

Photo : Paul Carroll

Paul Carroll et son épouse ont acheté l’église unie Saint Paul de Bienfait, à 195 km au sud-est de Regina, tout de suite après sa désacralisation en 2004.

Une ancienne église convertie en maison où la porte d'entrée se trouve sous le clocher transformé en cheminée.

Pour Paul Carroll, les églises ont un potentiel architectural extraordinaire.

Photo : Paul Carroll

Le bâtiment de 3000 pieds carrés a toutefois exigé un travail colossal, ne serait-ce que pour en assurer la stabilité architecturale, alors que ses murs évasés n’étaient pas isolés.

« Ça nous a pris trois ans pour redresser les murs », raconte M. Carroll. « Il y avait des barres de fer d’un bout à l’autre de la bâtisse. Chaque semaine, on devait les resserrer un peu pour redresser les murs. »

Une fois les murs rendus sécuritaires, le couple a aménagé l’église pour y vivre, installant leur chambre au jubé.

Un trésor aux vases d’argile

Une église blanche sur un vaste terrain.

L'église unie de Francis, en Saskatchewan, comprend 3200 pieds carrés répartis sur deux étages.

Photo : Wayne Pollock

Le potier Wayne Pollock exerçait son métier depuis 25 ans à Francis, un hameau à environ 65 km au sud-est de Regina, lorsque la communauté de l’Église unie lui a offert de racheter son église, faute de fidèles.

Le bâtiment de 3200 pieds carrés bâti en 1926 était menacé de fermeture depuis 2006.

« L’église était en bon état », explique M. Pollock, ajoutant qu’il y a fait des rénovations majeures pour la transformer en maison, studio et galerie d’art.

Le plafond cathédrale et les verrières lui donnent l’espace nécessaire pour exposer ses oeuvres.

Intérieur d'une église transformée en maison. Elle comprend une cuisine, une salle à manger et un salon. Des oeuvres d'art ornent les murs.

Pour Wayne Pollock, l'église rénovée de fond en comble est devenue un lieu de vie, de création et d'exposition.

Photo : Wayne Pollock

Selon lui, « une église rénovée, tout près d’un grand centre, offre un lieu paisible aux artisans ou à toute autre personne qui souhaite habiter un lieu privilégié ».

Avec les informations de Bridget Yard

Saskatchewan

Immobilier