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Un travail de reconstitution exhaustif attend la police d'Ottawa

Un autobus dont la façade est complètement arrachée.
Les derniers vestiges de l'accident tragique impliquant un autobus, à la station Westboro, à Ottawa Photo: Radio-Canada / Kimberley Molina

Plus de 24 heures après l'accident d'autobus qui a fait trois morts à la station Westboro, c'est un travail de reconstitution exhaustif qui attend le Service de police d'Ottawa (SPO). Un drone du corps policier doit notamment survoler la scène pour déterminer quel siège occupait chacun des quelque 90 passagers à bord.

Six enquêteurs de l'unité d'investigation sur les collisions étaient toujours sur les lieux samedi après-midi pour déterminer la cause de l'accident. Sur la scène, divers experts se sont affairés à prendre des photos et des mesures pour calculer la vitesse du véhicule.

Un aéronef sans pilote a également survolé la scène pour obtenir une vue en plongée qui aidera à la reconstruction des événements, a expliqué le chef du SPO, Charles Bordeleau, en point de presse samedi après-midi.

Des simulations ont également eu lieu sur le Transitway, en fin d'après-midi samedi, afin de recréer le parcours emprunté par l'autobus du circuit 269.

Le policier retraité de la Sûreté du Québec spécialisé dans la reconstitution de scènes de collision, Pierre Bellemarre, faisait remarquer, au Téléjournal Ottawa-Gatineau, qu'énormément de gens s'étaient présentés sur les lieux et auraient contaminé la scène.

Selon lui, cette contamination pourrait modifier les conclusions de l'enquête qui compte déjà de nombreux défis. « Le défi majeur, je vous dirais, c'est au niveau de l'examen de la scène,[...] si c'est une chaussée qui est enneigée, glacée », ajoute-t-il.

L'autobus a été remorqué hors des lieux en fin d'après-midi, samedi. La police prévoyait avoir quitté les lieux d'ici la fin de la journée, mais le travail de l'unité d'investigation sur les collisions se poursuivra bien au-delà du week-end.

Il faudra notamment faire l'inspection du véhicule, regarder son dossier de maintenance et étudier les données des appareils de collecte d'information dont sont munis les autobus d'OC Transpo.

Ça prend du temps, mais je pense que la communauté comprend.

Charles Bordeleau, chef du SPO

L'autobus de deux étages a une capacité de 90 passagers. Au moment de l'impact, on estime qu'il avait atteint sa pleine capacité, a rapporté le responsable de l'enquête, Cameron Graham.

Cela rend l'enquête plus longue, étant donné la quantité incroyable de témoignages à recueillir. En plus de parler aux témoins de l'accident, il faut aussi faire des entrevues avec les passagers.

Les policiers doivent notamment établir avec précision où se trouvait chaque passager au moment de l'impact. Le siège occupé par chacun d'entre eux sera une donnée importante si ces derniers sont éventuellement appelés à témoigner dans un procès, ont expliqué des enquêteurs rencontrés sur place par CBC.

Nous examinons toutes les facettes de la collision, dont le véhicule, la chaussée, la météo et les agissements du chauffeur.

Charles Bordeleau, chef du SPO

Le profil complet de la conductrice, qui a été arrêtée et ensuite relâchée, sera d'ailleurs établi par les enquêteurs, a assuré le sergent Cameron Graham.

Une fois que les policiers auront quitté la scène, ce sera aux équipes d'OC Transpo et de la Ville d'Ottawa de faire leurs vérifications et de réparer les dommages faits aux infrastructures, a précisé le chef Charles Bordeleau.

Ottawa-Gatineau

Justice et faits divers