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Huawei licencie son employé arrêté en Pologne pour espionnage

Une enseigne lumineuse porte le logo du fabricant chinois Huawei au-dessus d'un commerce qui vend des téléphones intelligents à Pékin, en Chine.

Le groupe chinois est le premier fabricant de téléphones au monde, mais plusieurs pays occidentaux redoutent que Pékin utilise ses infrastructures à des fins d'espionnage.

Photo : AFP/Getty Images / Greg Baker

Reuters

Le géant chinois des télécommunications Huawei a annoncé avoir licencié son employé arrêté en Pologne pour espionnage, dans un communiqué cité samedi par un média d'État.

Wang Weijing, qui travaille sur le territoire polonais, a été « immédiatement » renvoyé, car « cet incident a eu des effets néfastes sur la réputation mondiale de Huawei », d'après le communiqué de la compagnie chinoise.

Fondée par un ancien ingénieur de l'armée chinoise, la compagnie a déjà été mise à l'index pour des soupçons d'espionnage dans plusieurs pays, dont les États-Unis, l'Australie et le Japon, qui lui ont interdit de bâtir un réseau Internet ultrarapide, le 5G.

« Huawei a toujours respecté les lois et les réglementations en vigueur dans le pays où il se trouve [...] et requiert de tous ses employés le respect des lois et réglementations du pays », a affirmé le groupe chinois dans son communiqué, affirmant que Wang Weijing a été arrêté pour des « raisons personnelles », sans autres précisions.

La Pologne avait arrêté mardi l’employé chinois de Huawei ainsi qu'un ancien membre des services de sécurité polonais employé d'Orange Polska pour espionnage, alimentant ainsi la controverse autour du fabricant chinois de téléphones.

Un porte-parole des services de sécurité polonais avait toutefois déclaré que les soupçons portaient effectivement sur des actes individuels et n'étaient pas directement liés à Huawei Technologies.

Le groupe chinois est le premier fabricant de téléphones au monde, avec un chiffre d'affaires de 93 milliards de dollars en 2017, mais plusieurs pays occidentaux redoutent que Pékin utilise ses infrastructures à des fins d'espionnage.

Aucune preuve n'a jusqu'ici été apportée pour étayer ces soupçons, et le groupe a réfuté à de nombreuses reprises ces accusations.

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