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Des maires québécois en quête d’employés en France

Le reportage de Valérie-Micaela Bain
Radio-Canada

Les maires de Contrecœur, Deux-Montagnes, Drummondville, Matane, Saint-Donat et Sainte-Julie au Québec s'envoleront pour la France dans les prochains jours pour le Salon du travail et de la mobilité professionnelle. Les six élus tenteront d'attirer des employés pour les entreprises situées dans leur municipalité.

Ils espèrent ne pas revenir les mains vides de ce salon, qui attire jusqu'à 20 000 personnes, alors que les entreprises québécoises subissent la pression de la pénurie de main-d’œuvre.

À Sainte-Julie, dans les usines du Groupe Novatech, où l’on assemble près d'un demi-million de fenêtres de portes par année, le manque de main-d’œuvre est bien réel.

Le groupe compte 800 travailleurs et il lui en manque une centaine d’autres.

On ne peut pas suivre la croissance. Pour nous, l'embauche de nouveaux employés, c'est névralgique.

Harold Savard, président directeur général, Novatech

Opération de charme

Plus de 100 000 emplois au Québec n'ont pas encore trouvé preneurs, selon l'Union des municipalités du Québec (UMQ) pour qui la mission des élus au salon de l’emploi en France est pleinement justifiée.

« Les maires et les mairesses, ce sont ceux qui peuvent vendre, au-delà de l’entreprise, au-delà des emplois, la qualité de vie et le milieu de vie », explique Suzanne Roy, présidente de l’UMQ.

Les élus pourront vanter les services offerts dans leurs municipalités et guider les futurs employés dans leurs démarches d'immigration.

Chaque ville mettra en valeur des entreprises installées sur son territoire. Ces compagnies sont à la recherche de toutes sortes d'employés : de journaliers à électriciens en passant par les ingénieurs aux commis.

On a choisi trois entreprises qui ont de grands besoins de main-d'œuvre, qui ont aussi [...] l'expertise pour pouvoir accueillir ces gens-là pour les soutenir dans leurs démarches administratives.

Suzanne Roy, présidente de l’Union des municipalités du Québec

« Si on pouvait aller chercher entre 10 et 20 employés dans nos usines, on serait quand même assez heureux », confie le PDG de Novatech.

D’après le reportage de Valérie-Micaela Bain

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