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Incursion dans la bourse d’exportation d’Hydro-Québec

Maxime Bertrand avec Simon Bergevin dans la salle des ventes de l'électricité. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le marché de l'exportation est un secteur très lucratif pour Hydro-Québec, qui dispose de sa propre bourse pour fixer les prix de l'électricité destinée à l'exportation.

« Bienvenue au parquet de transactions d'Hydro Québec. C'est ici qu'Hydro s'occupe de toutes les transactions qui sont faites hors Québec. Ce sont les ventes que l'on fait à même ce qu'on produit en plus, après avoir approvisionné le Québec. C'est ce qu'on est capable d'exporter », explique Simon Bergevin, le directeur du parquet de transactions énergétiques.

La salle ressemble à s'y méprendre aux bourses, à deux exceptions près : la taille est plus modeste, une cinquantaine de professionnels y œuvrent, et la seule denrée qui est cotée, c'est l'électricité.

Tableaux des transactions de la bourse d'Hydro-QuébecTableaux des transactions de la bourse d'Hydro-Québec Photo : Radio-Canada

« On vend à des gros producteurs qui vendent à de grosses compagnies de distribution. C'est un peu comme une bourse où l'on a une offre et puis une demande. Il faut remplir la demande », ajoute le directeur.

C'est ici que l'on fixe les prix de l'électricité destinée à l'exportation. Les employés suivent sur une multitude d'écrans l'évolution des marchés : la Nouvelle-Angleterre, l'État de New York, les Maritimes et l'Ontario.

Le fleuve devant Montréal par une journée très froide, propice pour la vente d'électricité.Le fleuve devant Montréal par une journée très froide. Photo : Radio-Canada

La météo est un facteur qui influence les prix de l'électricité.

« Plus il fait froid pendant longtemps, plus les prix augmentent aussi, parce qu'on consomme plus, la demande est plus élevée. On est content quand on a une vague de froid à Hydro-Québec, surtout dans nos marchés voisins, parce que les prix peuvent passer de 47 à 100, 200 $ le mégawatt », explique le directeur.

Il y a les prix ponctuels et les prix fixés pour des contrats à long terme. Les analystes sont à l'affût des moindres opportunités.

Un pylône d'Hydro-QuébecUn pylône d'Hydro-Québec Photo : Radio-Canada

30 % des profits d'Hydro-Québec

Le PDG d'Hydro-Québec, Éric Martel, est fier de son parquet.

Sur le plan économique, c'est extrêmement important pour nous. Vous savez que nos exportations, c'est près de 30 % des profits qu'Hydro-Québec fait année après année, malgré que c'est 15 % de notre volume.

Éric Martel, PDG d'Hydro-Québec

Et 30 % des profits, cela représente 800 millions de dollars par année.

Avec les informations de Maxime Bertrand

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