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Pose illégale de sabots de Denver : Moncton prête à aller en cour

Sabot de Denver sur la roue avant d'une voiture.
À Moncton, bien des automobilistes ont eu la mauvaise surprise de découvrir un sabot de Denver en revenant à leur véhicule. Photo: Jeff Burns/Facebook

Personne à Moncton ne peut légalement poser un sabot de Denver sur un véhicule. Pourtant, des incidents continuent d'être rapportés par des automobilistes contrariés. La Ville de Moncton prend des notes.

Le printemps dernier, Moncton a adopté un règlement municipal qui oblige les compagnies à demander et à obtenir un permis pour avoir le droit de poser des sabots de Denver, ces dispositifs qui s’accrochent à la roue d’une voiture et empêchent son propriétaire de la déplacer.

L’administration municipale n’a reçu aucune demande de permis, indique Nick Robichaud, le directeur général des services juridiques à la Ville de Moncton.

Il dit que la Ville a reçu au moins une douzaine de plaintes concernant la pose de sabots de Denver et le remorquage de véhicules.

Moncton s’affaire à présent à rassembler des preuves de pose illégale de sabots de Denver pour forcer les compagnies qui s’adonnent à cette pratique à respecter le règlement.

Krissy Coleman dans un stationnement à côté de sa Chevrolet Malibu.Krissy Coleman, de Moncton, a comparé à de l'extorsion l'expérience désagréable qu'elle a vécu après avoir constaté la disparition de sa Chevrolet Malibu. Photo : Radio-Canada / CBC / Vanessa Blanch

Un cas typique est celui de Krissy Coleman. Un soir en septembre dernier, la résidente de Moncton a constaté la disparition de son véhicule garé dans un stationnement de la rue Robinson. Elle dit avoir été approchée par un homme, qui ne s’est pas nommé et n’a pas identifié son employeur, et qui lui a demandé plus de 300 $ pour récupérer sa voiture.

Un autre citoyen a trouvé, au sortir de funérailles, sa voiture immobilisée par un sabot de Denver.

Premièrement, nous avons appris qu’il y avait une compagnie qui remorquait les véhicules stationnés sur des propriétés privées, et qui demandait un paiement qui était plus de deux fois, et parfois plus de trois fois plus élevé que ce qu’une compagnie de remorquage exige normalement, relate Nick Robichaud.

Les plaignants, poursuit-il, ont ensuite raconté à la Ville avoir trouvé un sabot de Denver sur leur véhicule remorqué.

Plus récemment, la Ville a reçu des signalements de véhicules stationnés sur lesquels des sabots de Denver avaient été posés.

Moncton se prépare à aller en cour

Moncton a deux choix, explique Nick Robichaud : imposer des amendes de 2100 $ aux compagnies qui pratiquent la pose illégale de sabots de Denver, ou demander une ordonnance du tribunal pour empêcher des compagnies ou des individus de poursuivre cette pratique.

Nick Robichaud de profil.Nick Robichaud, directeur général des services juridiques à la Ville de Moncton. Photo : Radio-Canada / CBC / Shane Magee

M. Robichaud indique que la Ville continue de bâtir un dossier à ce sujet et espère rassembler suffisamment de preuves pour faire formellement appel aux tribunaux dans les prochaines semaines.

D’ici là, insiste Nick Robichaud, si vous trouvez un sabot de Denver sur votre véhicule, vous devez dire à la compagnie que vous savez qu’ils n’ont pas l’autorité d’agir ainsi, et leur demander de l’enlever.

Si la compagnie refuse, M. Robichaud suggère de faire un signalement à la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Il demande aussi de contacter la Ville de Moncton pour rapporter l'incident.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Affaires municipales