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ABI : après un an de lock-out, les syndiqués pressent le gouvernement d’agir

Des manifestants tiennent des pancartes alors qu'un homme s'adresse à eux en levant le poing.
Un an après le début de lock-out de l'ABI, des centaines de syndiqués se sont réunis, vendredi, devant le bureau du député Donald Martel. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un an après le début d'un conflit de travail qui s'éternise, des centaines de travailleurs syndiqués de l'Aluminerie de Bécancour (ABI) se sont massés devant le bureau du début caquiste Donald Martel, vendredi après-midi.

À la fois motivés par la mobilisation et déçus par la durée du lock-out, ils ont profité de l’occasion pour dénoncer le comportement de l’employeur, mais aussi l’inaction du gouvernement.

Tout au long de la manifestation, les représentants syndicaux qui se sont succédés devant leurs membres ont martelé que le contrat d’électricité accordé à l’entreprise déséquilibre le rapport de force dans les négociations.

Ils dénoncent le fait que l’ABI, qui profite déjà de tarifs avantageux, ne soit pas pénalisée en cas de lock-out puisqu’elle n’utilise pas tout le bloc d’énergie qui lui est réservé.

D’après le syndicat, cette clause permet injustement à l’employeur d’étirer le lock-out.

Ils ne devraient pas faire supporter par l’ensemble des Québécois et des Québécoises le fardeau d’un conflit qui mine l’économie de la région. Qui mine l’économie des travailleurs et des travailleuses de la région et des travailleurs et des travailleuses d’ABI, a plaidé le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Dans son discours, M. Boyer a directement interpellé le gouvernement, lui demandant des actions concrètes pour mettre un terme à ce genre de clauses dans les contrats entre les alumineries et Hydro-Québec.

Donald Martel répond aux syndiqués

Devant son bureau, le député de Nicolet-Bécancour a pris le temps de s’adresser aux centaines de manifestants réunis.

En ce qui concerne le contrat d’énergie, Donald Martel a répondu aux syndiqués que le gouvernement ne pouvait revoir une entente déjà négociée.

Il s’est tout de même montré sensible à la cause des travailleurs en lock-out depuis un an, qualifiant l’impasse « d’inacceptable ».

Selon lui, l’employeur doit clarifier ses attentes et « démontrer un désir sincère et réel de négocier ».

Au syndicat, il a demandé de faire preuve « d’énergie » et « d’ouverture » pour dénouer l’impasse.

Le député originaire de la région a rappelé que des membres de sa famille et des amis qui travaillent pour l’ABI.

À ses yeux, les 1030 syndiqués de l’entreprise sont de « bonnes personnes » et de « bons employés » qui peuvent compter sur lui même si l’opinion publique ne leur est pas toujours favorable.

D’après les informations de Maude Montembeault

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail