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Chevaux traités comme chats et chiens : le milieu aura le gouvernement à l’œil

Deux chevaux dans la neige
Un nouveau règlement pour le bien-être des chevaux. Photo: Associated Press / Angelika Warmuth
Guylaine Lebel

Le nouveau gouvernement de François Legault souhaite que les chevaux aient le même traitement que les chiens et les chats. Un projet de changement réglementaire à l'émission de permis pour les élevages a été déposé cette semaine.

Le règlement propose, entre autres, que les propriétaires d’élevage de 15 équidés (chevaux, ânes, poney) et plus doivent se procurer un permis du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).

Un poney de Terre-Neuve allongé.Le poney de Terre-Neuve. Photo : Facebook / Newfoundland Pony Society

Les conditions d’hébergement, les soins offerts aux bêtes et les exercices quotidiens seront également réglementés.

L’application du règlement

Caroline Kilsdonk, présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec, se réjouit de cette annonce et croit que ce projet est un pas dans la bonne direction.

Caroline Kilsdonk pose les bras croisés, vêtue d'une veste corail et d'un foulard bleu.Caroline Kilsdonk, présidente de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec. Photo : Radio-Canada / Maryse Massy

Ça précise beaucoup de choses. Ça donne une emprise au gouvernement pour agir commente-t-elle. Toutefois, c’est dans l’application du règlement que, selon elle, on verra l’efficacité des mesures.

Qu’importe la qualité du règlement, il faut ensuite l’appliquer.

Caroline Kilsdonk, présidente de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec

Du mordant

Nellie Benoît, membre du conseil d’administration de l’Association québécoise de la protection des chevaux, voit ce projet également comme une bonne nouvelle dans la mesure où le règlement aura du « mordant ».

C’est beau les règlements, mais s’ils n’ont pas de dents, ils ne servent à rien.

Nellie Benoît, administratrice à l’Association québécoise de la protection des chevaux

Son association compte suggérer que l’argent des permis soit utilisé à l’embauche d’un plus grand nombre d’inspecteurs du MAPAQ. Une révision à la baisse du nombre de bêtes pour l’exigence d’un permis sera également suggérée.

D’ici l’entrée en vigueur de ce nouveau règlement, les différentes associations pour le bien-être animal sont invitées à lire et à soumettre leurs recommandations au ministère.

Bas-Saint-Laurent

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