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L’avez-vous vu? Le maquillage se réinvente et le Sahara se transforme en jungle... encore

Alain Labelle

Il est maintenant possible de faire disparaître les défauts de votre peau à l'aide d'un système de maquillage nouveau genre, et la région du Sahara vit des cycles d'alternance désert/jungle plus courts qu'on le pensait. Voici quelques nouvelles que vous auriez pu manquer cette semaine.

1. Adieu taches de vieillesse et imperfections cutanées

Photo : Procter & Gamble

Le maquillage est passé en mode 2.0 au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas. Le groupe américain Procter & Gamble a profité de ce salon de nouvelles technologiques pour présenter Opté, un système de soins de la peau qui risque bien de créer une petite révolution dans le monde du maquillage.

Photo : Procter & Gamble

L'appareil permet d’analyser la peau, d’y détecter les variations de teintes et d’y appliquer avec précision de minuscules quantités de maquillage pour cacher les taches de vieillesse, les vaisseaux sanguins éclatés et les autres imperfections.

L’Opté est muni d’un mini-appareil photo numérique et de lumières DEL bleues qui détectent les décolorations de la peau. Les images sont ensuite traitées par un mini-ordinateur qui analyse en profondeur une région à traiter. Cette zone est ensuite comparée à la peau naturelle qui l'entoure. Une micro-imprimante projette ensuite un sérum contenant des pigments, un hydratant et des ingrédients éclaircissants pour corriger les imperfections.

Photo : Procter & Gamble

L'appareil est le résultat de 10 ans de recherche et a nécessité le dépôt d’une quarantaine de brevets.

La multinationale affirme que l'appareil peut corriger les taches de vieillesse, les taches de rousseur et les cicatrices d'acné. Elle ne conseillera cependant pas son utilisation pour masquer certaines affections comme la rosacée sévère.

Ni la date de lancement ni le prix ne sont connus pour le moment, mais Opté devrait arriver sur les tablettes d’ici 2020.


2. RIP Lonely George

Lonely GeorgeLonely George a vécu 14 ans. Photo : Université d’Hawaii

George était une véritable célébrité locale à Hawaï. Cet escargot a rendu l’âme le 1er janvier dernier à l’âge vénérable de 14 ans dans un laboratoire de l’Université d’Hawaï.

Contrairement à ses soigneurs, George ne laisse aucun parent ou ami dans le deuil puisqu’il était le dernier représentant de son espèce d'escargot arboricole (Achatinella apexfulva) qui peuplait autrefois les forêts d'Hawaï.

Le biologiste David Sischo affirme que sa disparition doit servir de signal d'alarme et créer une discussion publique concernant le problème de déforestation de plus en plus soutenu depuis un siècle à Hawaï.

George était un animal hermaphrodite, mais deux escargots de son espèce étaient quand même nécessaires pour permettre la naissance d’une descendance.

Les 10 derniers escargots Achatinella apexfulva connus avaient été amenés à ce laboratoire en 1997 afin de créer un élevage en captivité.

Quelques petits y sont bien nés, mais l’ensemble de la population a ensuite été décimé par un mal inconnu et n'avait laissé que Lonely George comme l’unique survivant de son espèce.


3. Le Sahara alterne plus rapidement qu’on ne le pensait entre désert et végétation

L'Afrique vue de l'espace.L'Afrique, berceau de l'Humanité. Photo : iStock / MarcelC

Considéré comme le plus vaste désert chaud du monde, le Sahara divise le continent africain d'est en ouest. Des peintures rupestres primitives et des fossiles exhumés dans la région avaient permis d’établir qu’elle était autrefois une oasis verdoyante, où vivaient des peuplades humaines et une diversité de plantes et d'animaux.

À ce jour, les analyses de carottes sédimentaires laissaient à penser que le climat du Sahara oscillait entre un climat aride et un climat humide tous les 100 000 ans, un phénomène associé essentiellement à l’alternance des périodes glaciaires et interglaciaires.

Or, les récents travaux de scientifiques américains du MIT montrent plutôt que la région oscille entre des conditions de végétations luxuriantes et désertiques plus rapidement, c’est-à-dire tous les 20 000 ans, en phase avec la précession des équinoxes, ce lent changement de direction de l'axe de rotation de la Terre qui influence sur des milliers d’années les moussons et les pluies qui lui sont associées.

Pour l’établir, les scientifiques ont analysé les concentrations d'un isotope rare retrouvé dans les couches de poussières sahariennes déposées au large des côtes de l'Afrique de l’Ouest depuis quelque 240 000 ans.


4. Mona Lisa ne vous suit pas du regard

Photo : Université Bielefeld

Ceux qui se trouvent en présence de La Joconde, le célèbre tableau de Léonard de Vinci exposé au Louvre de Paris, en France, l’affirment : Mona Lisa semble suivre les visiteurs de ses yeux, où qu'ils se trouvent dans le hall d’exposition.

Dans les années 60, des scientifiques ont même nommé ce phénomène « effet Mona Lisa » en référence à cette impression que les yeux d’une personne représentée dans une image suivent du regard les observateurs lorsqu'ils se déplacent devant elle.

Deux chercheurs allemands de l’Université Bielefeld ont demandé à 24 participants de déterminer l'orientation des yeux Mona Lisa en leur présentant des images et une règle graduée, dans le but qu’ils puissent établir l'angle de son regard.

Agrandir l’image Photo : Université Bielefeld

Ironiquement, l’« effet Mona Lisa » ne se produit pas avec cette peinture de Vinci.

Pour que cet effet se produise, le regard du personnage illustré doit se projeter dans un angle maximum de 5 degrés par rapport à la normale du tableau.

Or, le regard de La Joconde s’oriente sur la droite de l’observateur avec un angle moyen de 15,4 degrés. Selon les chercheurs, cet angle est beaucoup trop grand pour déclencher l’impression d’être suivi des yeux.

L’« effet Mona Lisa » ne s’applique donc pas à la… Mona Lisa.


5. Sous le ciel couvert de Paris

Photo : Getty Images / Ludovic Marin

Le début de l’année a commencé dans la grisaille pour les Parisiens. Si les hivers ne sont pas reconnus pour être très ensoleillés dans la capitale française, ce début d’année bat des records.

Ainsi, entre le 1er et le 8 janvier, Paris n’a enregistré que 4 minutes d’ensoleillement. D’ordre général, elle en reçoit en moyenne environ deux heures.

Selon Météo France, le taux d’ensoleillement à cette période de l’année n’avait pas été aussi faible depuis 30 ans. Pire, le soleil n'a brillé que 11 minutes entre le 27 décembre dernier et le 7 janvier. À la fin de la semaine toutefois, les Parisiens avaient pu profiter de quelques heures d'ensoleillement.


6. De l’espoir pour les « pisse-minute »

Un implant souple et sans fil permet de contrôler l'envie d'uriner.L'implant permet de contrôler l'envie d'uriner. Photo : MIT

Un implant souple et sans fil qui exploite la lumière pour réguler les cellules nerveuses dans des vessies hyperactives a été mis au point par des médecins et des ingénieurs américains.

Les premiers tests menés sur des rats sont concluants, mais ses concepteurs espèrent que leur implant puisse un jour permettre aux personnes qui souffrent d'hyperactivité de passer moins de temps aux toilettes et mieux dormir la nuit.

Cette approche optogénétique ne cible que les cellules nerveuses d’un seul organe lorsque cela est nécessaire. Pour contrôler ces cellules avec de la lumière, les chercheurs injectent d’abord un virus inoffensif contenant des instructions génétiques pour que les cellules nerveuses de la vessie produisent une protéine activée par la lumière.

Photo : MIT

Un capteur extensible enroulé autour de la vessie suit les habitudes urinaires du porteur et l'implant envoie cette information sans fil à un logiciel qui détecte les appels de la nature au moins trois fois par heure. Ce logiciel demande ensuite à l'implant d'allumer une lueur qui empêche les cellules d'envoyer un message au cerveau qui lui indique que la vessie est pleine.


7. Les plus belles photographies de drones 2018

Agrandir l’image Photo : Dronestagram/Martin Sanchez

Le site Dronestagram a dévoilé les lauréats parmi les milliers de candidatures de la cinquième édition de son concours annuel de photographies prises à l’aide de drones.

Le grand gagnant cette année est l’Américain Martin Sanchez qui a capté une horde d'hippopotames qui se prélassaient dans de l’eau boueuse en Tanzanie. La photo avait aussi été récompensée lors des prix annuels remis par le National Geographic.

La deuxième place revient au Vietnamien Trung Pham pour une image qu’il a captée montrant un bateau et un filet de pêche dans la mer de Chine.

Photo : Dronestagram/Trung Pham

La troisième, prise par l’Ukrainien Q-lieb, montre deux personnes qui promènent leurs chiens sur une plage et leurs ombres.

Agrandir l’image Photo : Dronestagram/Qliebin

Société