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Séminaire des Pères Maristes : l’enquête du ministre est terminée

Enseigne du Séminaire des Pères Maristes photographiée en hiver.
Le Séminaire des Pères Maristes, à Québec Photo: Radio-Canada / Carl Boivin

L'enquête déclenchée par le ministre de l'Éducation sur l'épineux dossier du partage de photos à caractère sexuel au Séminaire des Pères Maristes est maintenant complétée. Radio-Canada a appris que le rapport est entre les mains de Jean-François Roberge, qui devra déterminer quelles suites il entend donner au dossier.

Un texte d’Alexandre Duval

L’attaché de presse du ministre, Francis Bouchard, confirme que le rapport de l’enquête administrative a été déposé au cabinet le 21 décembre dernier.

Le ministre Roberge a pu en faire une première lecture, mais il souhaite prendre le temps de « l’analyser plus en profondeur » avant d’annoncer quoi que ce soit, selon M. Bouchard.

Le rapport contient diverses recommandations, confirme M. Bouchard. Il ajoute cependant que le document, qui totalise une cinquantaine de pages, risque de ne jamais être rendu public parce qu’il contient des informations nominatives sur des personnes mineures.

Cette enquête administrative avait été déclenchée le 4 décembre dernier, le jour même où la direction du Séminaire des Pères Maristes annonçait ne pas pouvoir expulser des garçons impliqués dans le partage de photos à caractère sexuel de filles de l’école.

Situation « très complexe »

À cette date, trois des cinq garçons accusés à la Chambre de la jeunesse avaient préalablement plaidé coupables, notamment à des accusations de leurre.

Confronté à cette situation délicate, le ministre de l’Éducation avait déclenché l’enquête pour s’assurer de la sécurité d'une des victimes, toujours inscrite au Séminaire des Pères Maristes.

Jean-François Roberge avait alors qualifié la situation de « très complexe » et avait laissé entendre qu’une enquête aurait dû être déclenchée « bien avant ça » par le gouvernement libéral précédent.

Le directeur du Séminaire des Pères Maristes, François Sylvain, avait réagi favorablement au déclenchement de l’enquête.

« Nous souhaitons ardemment que cette enquête puisse permettre au ministre de clarifier la loi afin que plus jamais une institution d’enseignement ne se retrouve dans une telle impasse », avait-il déclaré dans un communiqué.

Invitée à commenter le dépôt du rapport d’enquête, la direction du Séminaire s'est limitée à dire par courriel qu'elle a offert « sa pleine et entière collaboration ».

Revirement de situation

Rappelons qu’au surlendemain du déclenchement de l’enquête, à la surprise de tous, le Séminaire avait expulsé un des garçons accusés à la Chambre de la jeunesse.

Aux dires de l’école, l’adolescent avait de nouveau posé « des gestes inappropriés et en rupture avec les conditions qu’il s’était pourtant engagé à respecter devant la Cour ».

À peine 24 heures plus tard, Radio-Canada rapportait que deux nouvelles présumées victimes avaient récemment porté plainte au Service de police de la Ville de Québec.

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