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« Toronto a un sérieux problème d’armes à feu », dénonce l'hôpital Sunnybrook

Des armes
La violence armée est problématique à Toronto Photo: La Presse canadienne / Chris Young
Radio-Canada

Le nombre de patients admis avec des blessures par balle à l'hôpital Sunnybrook de Toronto a plus que doublé de 2014 à 2018.

Des 64 patients atteints par balle et passés par les urgences de Sunnybrook en 2014, le nombre est passé à 142 en 2018.

Chiffres de 2014 à 2018Nombre de patients atteints par balle admis à l'hôpital Sunnybrook de Toronto - Source : Sunnybrook Photo : Radio-Canada / Camile Gauthier

L’hôpital relève également que le mois de décembre a été particulièrement violent l’année dernière. C’est clair, peut-on lire sur la publication, Toronto a un sérieux problème d’armes à feu.

Même constat à l'hôpital St. Michaels

Le Dr Samuel Vaillancourt, qui est chef d'équipe de traumatologie et urgentologue dans un autre hôpital de Toronto, St. Michaels, dresse le même constat pour son établissement : En 2014, on a vu 28 [patients atteints par balle], l’an dernier, on en a eu 57, donc plus d’un cas par semaine. Cependant, M. Vaillancourt note que les chiffres sont assez constants depuis 2016 à l'hôpital St. Michaels.

Il faut regarder au-delà des données d’un hôpital. Quand on regarde du côté de la ville, il y a une augmentation, c’est clair, dit-il.

Ces blessures peuvent avoir des séquelles permanentes

Dr Samuel Vaillancourt, chef d'équipe de traumatologie et urgentologue à l'hôpital St. Michaels de Toronto

C’est facile au Canada d’être un peu complaisant par rapport au problème des fusillades, dénonce M. Vaillancourt, rappelant que la comparaison avec les États-Unis est assez facile, mais qu’on oublie que le cas américain est, selon lui, une grave anomalie au point de vue des pays développés.

Il faudrait plutôt se comparer à des pays comme le Royaume-Uni ou l’Australie, pense-t-il, là où la situation concernant la violence par arme à feu est meilleure qu’au Canada. S’il avoue ne pas être un expert des politiques concernant les armes à feu, Samuel Vaillancourt admet toutefois qu’il est important de dénoncer ces constats, comme l’a fait l’hôpital Sunnybrook : Comme médecin, on a le devoir d’être le porte-parole de ces victimes et de veiller à ce que ces incidents ne se reproduisent plus..

Cette semaine, une fusillade dans le quartier Rexdale a fait un mort. Il s’agissait du troisième homicide à Toronto depuis le début de l’année 2019.

On est toujours surpris quand on voit ce genre de blessures, dit-il. À St. Michaels, le service de traumatologie a traité l'année dernière plusieurs des victimes de la fusillade de l’avenue Danforth. C’était un gros événement pour nous en 2018, et bien sûr, on espère que ça ne se reproduira jamais, conclut-il.

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