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L’ex-député Don MacIntyre condamné à 3 ans de prison pour contacts sexuels

Le député Don MacIntyre a annoncé sa démission vendredi.
L’homme de 63 ans avait démissionné de son rôle de député après sa comparution le 2 février 2018. Photo: Assemblée législative de l'Alberta

L'ancien député conservateur Don MacIntyre a été condamné à trois ans d'emprisonnement vendredi au palais de justice de Red Deer. Plus tôt dans la journée, il avait plaidé coupable à des accusations de contacts sexuels sur une mineure.

Les faits qui lui sont reprochés se sont produits entre 2010 et 2011 et impliquent une jeune fille âgée à l’époque de moins de 14 ans.

Selon un exposé conjoint des faits qui a été lu en cours par la procureure de la Couronne, MacIntyre aurait eu des contacts sexuels de 5 à 10 fois avec la victime au cours de cette période. Il aurait justifié son geste en affirmant que Dieu avait donné son accord.

« Il lui a dit que Dieu était d’accord pour qu’il la touche », a-t-on pu entendre en cour vendredi matin.

Don McIntyre faisait également face à un chef d’accusation d’agressions sexuelles qui a été retiré par la Couronne.

La victime s’exprime

Un interdit de publication avait d’abord empêché les médias de dévoiler le nom de l’accusé. Cet interdit avait par la suite été levé. L’identité de la présumée victime ne peut toutefois toujours pas être dévoilée.

Cette dernière a pris la parole dans le cadre de l’audience sur la peine qui a suivi la reconnaissance de culpabilité vendredi matin. En 2015, elle a raconté à sa mère avoir eu des contacts sexuels avec MacIntyre.

Lorsque confronté par cette dernière, l’ancien élu a immédiatement admis sa culpabilité, mais a affirmé que ces sévices faisaient partie du « plan du diable pour détruire la foi de la jeune fille ».

Il a par la suite écrit des lettres d’excuse à la jeune victime.

Pensées suicidaires

« Je ne comprenais pas que ce qui m’arrivait était mal », a-t-elle déclaré vendredi.

Elle a ajouté que les souvenirs associés à ce qu’elle a subi ont « détruit son enfance ». « J’ai commencé à penser que c’était ma faute, a-t-elle ajouté. C’était trop douloureux ».

Selon des documents présentés en cour, elle aurait eu des pensées suicidaires.

La campagne électorale de 2015 a, pour elle, été particulièrement douloureuse puisque la photo de son agresseur apparaissait partout sur des affiches électorales.

L’accusation de contacts sexuels est utilisée lorsqu’une personne, « à des fins d’ordre sexuel, touche directement ou indirectement, avec une partie de son corps ou avec un objet, une partie du corps d’un enfant âgé de moins de 16 ans », indique le gouvernement fédéral sur Internet.

La couronne demandait 3 ans et demi d’emprisonnement, alors que la défense proposait plutôt une peine de 2 ans.

« C’est un homme qui a déjà été puni », a déclaré son avocat, Ian McKay. Il affirme que MacIntyre a pratiquement déjà tout perdu en raison de l’attention médiatique dont il a été l’objet.

Don McIntyre s’est d’abord fait élire dans Innisfail-Sylvan Lake, en 2015, sous la bannière du Wildrose, qui a fusionné avec le Parti progressiste-conservateur en 2017. Il était le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’électricité et des énergies renouvelables.

L’homme de 63 ans avait démissionné de son poste de député après sa comparution le 2 février 2018.

Le Parti conservateur uni a publié une lettre vendredi condamnant MacIntyre. « Nous espérons que cet individu dégoûtant sera puni autant que la loi le permet pour ses crimes », peut-on lire dans le texte.

Alberta

Justice et faits divers