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Deux partis appuient l’idée d’une commission sur le bilinguisme au Nouveau-Brunswick

Les trois politiciens sont assis devant l'animateur dans le studio

Le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy, le chef du Parti vert, David Coon, et le chef de l'Alliance des gens, Kris Austin, ont discuté à l'antenne de CBC de l'idée de créer une commission sur le bilinguisme.

Photo : CBC

Radio-Canada

Deux partis d'opposition, les libéraux et les verts, appuient l'idée d'une commission sur le bilinguisme pour tenter de comprendre pourquoi il n'y a pas plus de Néo-Brunswickois qui sont bilingues.

L’idée de cette commission a été lancée par le maire d’Edmundston, Cyrille Simard. Il a demandé au gouvernement de Blaine Higgs de créer cette commission parce qu’après 50 ans de bilinguisme officiel au Nouveau-Brunswick, il y a seulement un anglophone sur six dans la province qui peut s’exprimer en français.

Cyrille Simard a rencontré le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, jeudi, et ils en ont discuté. Ce dernier se dit ouvert à une discussion plus large sur la question, sans toutefois s'engager à tenir une commission.

Il est important de s’asseoir ensemble pour qu’on voie à quel point on est sur la même page sur le plan de la vision et également de l’engagement du gouvernement [...]. C’est important d’avoir une première rencontre pour voir cet arrimage, l’intérêt, et ça s’est confirmé. Moi, ça m’a réjoui sur ce plan, y [compris] ce que j’entendais du ministre Cardy et du premier ministre également, affirme Cyrille Simard.

Le premier ministre Blaine Higgs est lui-même unilingue anglophone. Dans le passé, il a déploré le fait que les anglophones au Nouveau-Brunswick n’ont pas tous eu la même possibilité d’apprendre le français, selon l’endroit où ils demeuraient.

Le ministre de l’Éducation abonde dans son sens. C’est pour cette raison, selon Dominic Cardy, que certains anglophones sont insensibles à l’argument souvent présenté sur les avantages économiques du bilinguisme.

Je vais voir un homme au chômage à Doaktown qui n’a jamais eu la chance d’apprendre le français et que je lui dis que [le bilinguisme] a bien servi la province, est-ce qu’il faut s’étonner qu’il ne soit pas convaincu?, explique Dominic Cardy.

Il croit qu’il faut discuter du bilinguisme, que ces discussions se tiennent dans le cadre des travaux d’une commission ou non. Une discussion franche permettrait de dissiper bien des malentendus, selon lui.

Si nous voulons être bilingues, nous avons la responsabilité comme citoyens et politiciens, de faire en sorte qu’une option solide soit offerte à la population, ce qui n’est pas le cas maintenant, estime Dominic Cardy.

Dominic Cardy en entrevue dans un studio radiophonique

Le Nouveau-Brunswick ne devrait pas seulement promouvoir les avantages du bilinguisme, selon le ministre de l'Éducation, Dominic Cardy.

Photo : CBC

Les tensions linguistiques ne sont pas à l’origine du problème, selon le ministre Cardy. Il s’agit plutôt d’un effort continu dans la classe politique pour ne pas en parler, dit-il, au sujet de l’échec de l’échec de l’apprentissage des deux langues officielles par toute la population.

Les verts et les libéraux pour une commission

Si nous voulons aller au cœur de la question, c’est pourquoi si peu d’anglophones deviennent bilingues, et je serais d’accord avec la suggestion du maire Simard voulant que l’éducation soit le moyen d’améliorer le bilinguisme, affirme pour sa part le député libéral Robert McKee.

La province doit mieux promouvoir les avantages du bilinguisme, selon lui.

Lorsque nous parlons d’essayer d’accroître le bilinguisme dans la province, je crois qu’il faut du respect mutuel entre les communautés et la volonté d’avoir une discussion franche et ouverte, souligne Robert McKee.

Créer une commission est une bonne idée, selon le chef du Parti vert, David Coon. Il dit croire que le système scolaire public doit mieux éduquer les jeunes anglophones pour qu’ils soient capables de converser en français hors du programme d’immersion.

David Coon reconnaît qu’il y a des tensions linguistiques dans la province. Il dit comprendre les craintes de la communauté francophone.

Quand vous êtes une minorité dans une mer anglophone, vous vous sentez évidemment plus menacés par l’assimilation potentielle et vous perdez du terrain si vos droits durement gagnés sont dilués et réduits, souligne David Coon.

Une commission n’est pas nécessaire, selon Kris Austin

Le Nouveau-Brunswick n’a pas besoin d’une commission sur le bilinguisme, selon le chef de l’Alliance des gens, Kris Austin, même s’il dit appuyer l’apprentissage de plus d’une langue par les élèves.

Je crois que nous nous sommes déjà acharnés à mort sur cette question, affirme Kris Austin.

Kris Austin en entrevue dans un studio radiophonique

Kris Austin, chef de l'Alliance des gens, ne croit pas qu'il y a des tensions linguistiques au Nouveau-Brunswick.

Photo : CBC

D’autre part, si nous parlons uniquement de l’éducation, je crois que c’est quelque chose que les enseignants devraient faire. Je crois que les politiciens doivent s’en retirer, ajoute-t-il.

L’immersion en français ne donne pas les résultats voulus, et les efforts de la province au fil des ans sont lamentables etrisibles, selon lui.

Kris Austin remet en question les tensions linguistiques. Franchement, je crois que toute cette question linguistique comprend beaucoup de faux problèmes, dit-il.

Avec des informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Politique provinciale