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Marilissa Gosselin, conseillère de Doug Ford : « Je parle et le français, et le politique »

Une femme.
Marilissa Gosselin Photo: Radio-Canada
Rozenn Nicolle

La nouvelle conseillère politique principale aux affaires francophones de Doug Ford, Marilissa Gosselin, accorde une première entrevue depuis sa nomination le 28 décembre. Elle fait le point sur les enjeux franco-ontariens et sur la vision qu'elle a de son poste au sein du gouvernement progressiste-conservateur.

Mon rôle est d’appuyer le premier ministre, la ministre [des Affaires francophones] Mulroney puis tous les autres ministres lorsqu’on élabore des politiques qui touchent les francophones, a déclaré Mme Gosselin vendredi lors de sa première entrevue dans les médias à l’émission Le matin du Nord.

Originaire de Hearst et résidant dans l’Est ontarien, Mme Gosselin définit son rôle comme l’apport d’une « lentille francophone » aux politiques provinciales, plus que comme celui d’une représentation des Franco-Ontariens.

Je ne suis pas une élue.

Marilissa Gosselin

Après plus d’une décennie d’implication en politique, Mme Gosselin pense avoir les outils pour faire le lien, peut-être manquant, entre les Franco-Ontariens et le gouvernement progressiste-conservateur.

Je parle et le français, et le politique. Ça me donne la possibilité d’avoir l’écoute avec ce qui se passe dans la communauté francophone et d’apporter ces inquiétudes-là au bureau du premier ministre et aux autres bureaux pour voir ce qu’on peut faire pour améliorer la vie de tous les jours des francophones, a-t-elle avancé.

Après les propos de Denise Bombardier en octobre sur les francophones hors Québec et les coupes du gouvernement ontarien en francophonie, Mme Gosselin est consciente qu’elle arrive dans un climat particulier.

Il y a eu une étincelle, un réveil, et ce réveil, ce n’est pas juste en Ontario, c’était partout au Canada, dit-elle. Moi, j’ai l’intention de saisir ce moment-là pour créer des rapprochements entre les communautés ici en Ontario et ailleurs.

Université et commissariat : C’est difficile de prendre des décisions difficiles

Pour elle, Doug Ford est « définitivement » intéressé par les Franco-Ontariens, mais « la situation financière de [la] province est alarmante », explique la comptable de formation.

Interrogée sur les décisions prises par le gouvernement Ford avant son arrivée, Mme Gosselin défend les choix qui ont été faits, rappelant l’argument financier. « La réalité financière, c’est la seule explication ».

Ce n’est pas juste que les coffres sont vides, il n’y a même plus de coffres!

Marilissa Gosselin

Quant à savoir si elle est d’accord avec les décisions qui ont été prises, Mme Gosselin répond : Je les comprends. Elle minimise toutefois les changements dans le rôle du Commissariat aux services en français (CSF). Selon elle, il conservera son indépendance même en étant sous l’autorité de l’ombudsman, et ses rôles d’enquête, de recommandation et de promotion du français et de la Loi sur les services en français resteront inchangés.

En ce qui concerne la question de l’Université de l’Ontario français (UOF), la pause est justifiée, selon elle. C’est plein de petites décisions difficiles comme ça qui vont faire en sorte que la province va être remise sur la bonne piste, mentionne Mme Gosselin. Elle reconnaît cependant que le gouvernement a peut-être été maladroit en ce qui a trait au CSF.

L’ex-candidate du Parti progressiste-conservateur dans Glengarry-Prescott-Russell lors des élections de 2011, circonscription aujourd'hui détenue par Amanda Simard, a également donné son avis sur le départ de cette dernière du caucus conservateur : Il était préférable de travailler avec le gouvernement pour trouver des solutions. Je pense qu’elle aurait pu jouer un rôle très actif pour trouver le “qu’est-ce qui s’en vient.”

La suite

Les dossiers qui me touchent spécifiquement : l’accès à la justice en français, le développement économique, a expliqué Mme Gosselin. Selon elle, les relations commerciales avec la Francophonie partout dans le monde doivent être renforcées.

L’Ontario a un petit peu manqué le bateau, a-t-elle dit, avant d’ajouter que les chiffres ne sont pas aussi haut qu’ils pourraient l’être.

Nord de l'Ontario

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