•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  • Archives
  • L'UNESCO à la défense du patrimoine immatériel de l'humanité

    Gros plan de roses de mai.

    Reportage de Pierre Perrault et de la réalisatrice Claire Villemaire sur la fabrication des parfums à Grasse.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Chaque année, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) allonge sa liste des éléments qui appartiennent au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Nos journalistes ont auparavant exploré certains des arts et des savoir-faire ajoutés à cette liste en 2018.

    Une liste très variée

    Pour l’UNESCO, le patrimoine culturel et sa protection ne s’arrêtent pas aux monuments et aux collections d’objets.

    Le concept s’étend aussi aux traditions orales, aux arts et spectacles de même qu’aux connaissances et aux pratiques concernant la nature et l’univers et au savoir-faire nécessaire à l’artisanat traditionnel.

    En 2018, les éléments reconnus par l’UNESCO se sont révélés encore une fois très variés.

    Parmi ceux-ci, notons la musique reggae et les parfums fabriqués dans la région de la ville de Grasse.

    Une musique qui contribue à la conscience internationale

    Comment résister à Bob Marley? Moi, je ne peux pas.

    Isabelle Craig

    La musique reggae a émergé à la fin des années 1960 en Jamaïque. Ce style musical trouve ses racines dans la danse ska, le rocksteady, le jazz et le blues américains.

    Le reggae est vite devenu populaire aux États-Unis et au Royaume-Uni, importé par les nombreux immigrés jamaïcains après la Seconde Guerre mondiale.

    Mais c’est surtout grâce à un homme que le reggae est connu et apprécié à travers le monde. Cet homme, transformé en légende depuis sa mort en 1981, s’appelait Bob Marley.

    Les temps modernes, 10 octobre 1995

    Le 10 octobre 1995, l'émission Les temps modernes qu’anime Isabelle Craig propose une chronique avec Laurent Saunier de la revue Vox sur la vie et l’influence de Bob Marley.

    Laurent Saulnier décrit les particularités de sa musique.

    Son inspiration vient en grande partie de sa spiritualité et de sa vision politique. Et le fait que Marley adhère au rastafarisme est un élément important.

    Le rastafarisme est un mouvement qui accorde une place primordiale à plusieurs éléments de la culture africaine.

    Les Ratasfariens croient notamment que l’empereur d’Éthiopie, Haïlé Sélassié 1er, est la réincarnation du Messie sur Terre.

    Pour les Rastafariens, le cannabis est une herbe sacrée qu’on utilise pour les rites religieux. Ceci explique l’usage quotidien qu’en fait Bob Marley.

    Laurent Saulnier raconte même une anecdote sur Bob Marley lors d’une tournée au Japon. On comprend que l'artiste est un gros consommateur de cannabis.

    L’UNESCO a salué la contribution du reggae à la prise de conscience internationale.

    L'état de Grasse

    C’est la seule ville où le mot usine a un sens poétique.

    Pierre Perrault citant un écrivain français

    Un deuxième savoir-faire reconnu par l’UNESCO en 2018 est l’art de la parfumerie tel que pratiqué à Grasse en France.

    La ville de Grasse est située en Provence. Au Moyen-Âge, la ville est réputée pour ses tanneries qui produisent des cuirs de grande qualité.

    Mais ces tanneries puent.

    Pour masquer l’odeur pestilentielle, les gantiers grassois créent des gants parfumés. Les parfums proviennent des multiples fleurs que l’on fait pousser dans les environs.

    Au fil du temps, c'est la parfumerie qui devient la principale industrie de la région de Grasse.

    Depuis le 19e siècle, Grasse est devenue la capitale reconnue de ces liquides presque divins. 10 % de la production mondiale des parfums vient de cette ville.

    La semaine verte, 1er février 1977

    Le 1er février 1977, La semaine verte était en bonne partie consacrée à un reportage sur l’industrie du parfum de Grasse réalisé par Claire Villemaire.

    L’animateur Pierre Perrault s’est rendu à Grasse.

    Son reportage nous apprend notamment comment est cultivée la rose de mai, la fleur emblématique qui sert à fabriquer plusieurs parfums grassois.

    Cette année-là, 500 000 kilos de pétales de roses avaient été cueillis.

    Mais la rose de mai n’est pas la seule fleur présente à Grasse. Il y a aussi le jasmin, élément essentiel à la production du parfum No 5 de Chanel, ou encore la fleur d’oranger, le lavandin ou l’iris.

    Pierre Perrault nous amène aussi à la parfumerie Fragonard, une des plus anciennes de la ville.

    Il discute avec un des membres de la famille fondatrice de la parfumerie, Patrick Fuchs, des multiples techniques liées à cet art.

    Ce reportage nous permet aussi de faire le tour des laboratoires où sont distillées les huiles essentielles et les flagrances.

    D’autres éléments comme la gestion des dangers des avalanches dans les Alpes, l’art de la construction en pierres sèches, les crèches de Cracovie en Pologne ou encore la lutte coréenne ont été ajoutés au patrimoine immatériel de l’humanité en 2018.

    L’inscription permet de les protéger ou d’en faire la promotion touristique.

    Encore plus de nos archives

    Archives

    Art de vivre