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Chauffeur de taxi accusé d'agression sexuelle : contre-interrogatoire de la présumée victime

Bassam Al-Rawi arrive en cour provinciale à Halifax le 7 janvier 2019.
Bassam Al-Rawi arrive en cour provinciale à Halifax le 7 janvier 2019. Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Au procès de l'ex-chauffeur de taxi Bassam Al-Rawi, accusé d'agression sexuelle sur une passagère, à Halifax, la défense a laissé entendre jeudi que la plaignante dans cette affaire a pu amorcer un rapport sexuel avec l'accusé dans son véhicule, tôt le 23 mai 2015.

La jeune femme a admis plus tôt cette semaine qu’elle n’avait à peu près aucun souvenir de la soirée du 22 au 23 mai 2015, après environ 22 h 20, en raison de l’état d’ébriété avancé dans lequel elle se trouvait.

Jeudi, l’avocat de Bassam Al-Rawi, Ian Hutchinson, a posé à la plaignante une série de questions, lui demandait si elle était en désaccord ou non avec une série d’affirmations. Par exemple, l’avocat a demandé si elle a pu embrasser le chauffeur ou retirer elle-même son pantalon dans la voiture.

Puisqu’elle ne se souvient pas des événements, la plaignante a répondu à chaque question qu’ellene pouvait pas se dire en désaccord.

Appelé à la barre jeudi, Niels Jensen de la compagnie Bob’s Taxi, qui employait Bassam Al-Rawi, a dit que les données de géolocalisation enregistrées dans le registre relatif à cette voiture indiquaient que la course avait débuté rue Grafton, au centre-ville, à 1 h 08 le 23 mai 2015, mais que le registre n’indiquait aucun lieu de destination.

La policière Monia Thibault avait témoigné plus tôt cette semaine avoir trouvé la jeune femme inconsciente et presque entièrement nue sur le siège arrière du taxi vers 1 h 19, rue Atlantic, à plusieurs kilomètres du lieu de résidence de la plaignante.

L’avocat Hutchinson a demandé jeudi à la plaignante s’il était possible qu’elle se soit trompée en indiquant son lieu de résidence. Elle a rejeté cette hypothèse, disant que même en état d’ébriété, elle était toujours parvenue à trouver le chemin vers chez elle.

Une toxicologue de la GRC, Tracy Cherlet, a, quant à elle, témoigné jeudi que le taux d’alcoolémie de la victime était deux fois plus élevé que la limite permise pour la conduite automobile lorsque les échantillons de sang ont été prélevés à l’hôpital vers 4 h du matin, plusieurs heures après les faits allégués.

Second procès

Il s’agit du second procès dans cette affaire pour Bassam Al-Rawi. En mars 2017, il avait été acquitté de l’accusation d’agression sexuelle. Une cour d’appel a cependant ordonné en janvier 2018 la tenue d’un autre procès, estimant que le juge Gregory Lenehan avait commis une erreur de droit en concluant que l'absence de consentement n'avait pas été démontrée au procès.

La juge Ann Marie Simmons préside ce second procès. Lors du premier, le juge Lenehan avait fait les manchettes à travers le pays pour des propos controversés au sujet du consentement à une relation sexuelle.

Avec les informations de Blair Rhodes, CBC

Avec les informations de La Presse canadienne et CBC

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