•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La loi qui crée l’Université de l’Ontario français ne sera pas abrogée

Dyane Adam
Dyane Adam Photo: Radio-Canada
Rozenn Nicolle

Le gouvernement ontarien a confirmé jeudi qu'il ne financera plus l'Université de l'Ontario français (UOF) après le 15 janvier, mais assure ne pas vouloir « révoquer ou modifier la Loi de 2017 » sur l'établissement. L'administration de l'UOF laisse entendre pour sa part que des « solutions de transition » se dessinent.

L’entente de paiement de transfert qui finance les activités de développement de l’Université de l’Ontario français prendra fin le 15 janvier 2019, a écrit dans un courriel Tanya Blazina, des relations avec les médias au ministère de la Formation, des Collèges et des Universités de l’Ontario.

C’est ce ministère qui est en charge de l’UOF, et qui a confirmé l’échéance du 15 janvier. C’est une confirmation de ce que l’on savait de façon informelle, a commenté Dyane Adam, présidente du Conseil des gouverneurs de l’UOF.

Dans son courriel, Mme Blazina ajoute que le ministère demandera à l’administration de l’UOF de lui fournir un résumé de l’actif et du passif de l’organisme et assurera ses obligations financières liées à la mise en suspens de la mise en œuvre du projet.

Tous les frais engagés pour interrompre la mise en œuvre seront remboursés.

Tanya Blazina, porte-parole du ministère de la Formation, des Collèges et des Universités

En d’autres termes, les engagements financiers pris par l’établissement, comme les loyers ou certains contrats, et qui s’étendent au-delà du 15 janvier, seront pris en charge par la province.

Combien cela représente? Mme Adam explique que ce point est présentement en examen, mais que la somme serait de l’ordre de 200 000 $.

Loi de 2017 maintenue

Le gouvernement ontarien confirme par ailleurs ne pas vouloir revenir sur l’entité légale de l’Université de l’Ontario français. Le gouvernement n’a pas l’intention pour le moment de révoquer ou de modifier la Loi de 2017 sur l’Université de l’Ontario français, précisait Mme Bazina dans son courriel à Radio-Canada.

Le conseil de gouvernance, tel qu’il est constitué, reste et demeure, complète Mme Adam. Ce conseil est responsable de la pérennité de l’Université, dit-elle.

Ce qu’on nous a dit, c’est que le gouvernement actuel mettait la mise en oeuvre de l’Université en pause. Une pause dont la durée n’a pas été précisée, cependant.

Une solution de transition

Dès le 16 janvier, les salaires de huit employés de l’Université ne seront donc plus payés par la province. Une situation à laquelle Dyane Adam a bon espoir de remédier.

On a fait notre travail, on a développé des scénarios qui sont admissibles, qui pourraient être financés, donc pour moi c’est ce qui compte. Après, c'est aux décideurs de prendre leurs décisions.

Il y a de la volonté de part et d’autre mais faut pas vendre la peau de l’ours.

Dyane Adam, présidente du conseil des gouverneurs de l’UOF

Si le support de la province semble, pour le moment, vain, la participation du gouvernement fédéral et plus précisément du ministère du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, reste le scénario le plus probable.

Sans vouloir s’avancer sur les détails, Mme Adam confirme travailler étroitement avec le bureau de la ministre Mélanie Joly, mais insiste sur le fait qu’elle maintient les discussions avec le bureau de Caroline Mulroney, ministre des Affaires francophones de l’Ontario.

Je n’élimine aucun des acteurs dans la solution de transition, précise Dyane Adam. Je n’arrêterai pas tant qu’on sera pas rendus au 15, conclut-elle avec optimiste.

Éducation

Société