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Des agents frontaliers américains payés par les contribuables de la Nouvelle-Écosse?

Le traversier sur l'eau à Yarmouth.
Le traversier à son départ de Yarmouth, en Nouvelle-Écosse, pour se rendre à un port du Maine. Photo: La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Les contribuables néo-écossais pourraient avoir à payer les salaires des agents frontaliers américains qui contrôleront les passagers du traversier d'une compagnie privée entre le Canada et les États-Unis. L'opposition à Halifax s'insurge.

Le traversier THE CAT de la compagnie Bay Ferries, déjà largement subventionnée par la Nouvelle-Écosse, relie Yarmouth à l’État du Maine. Jusqu’à l’an dernier, le débarcadère en sol américain était situé à Portland. La compagnie veut le déménager à Bar Harbor, invoquant un trajet plus court et de possibles économies de carburant.

Le ministre des Transports et du Renouvellement des infrastructures en Nouvelle-Écosse, Lloyd Hines, a déclaré jeudi qu’aucune décision n’avait été prise, mais que de payer le salaire des agents frontaliers des États-Unis ne lui apparaissait pas déraisonnable. Il pourrait s’agir du prix à payer pour ce service qui, estime le ministre, a des avantages pour les Néo-Écossais.

Lloyd Hines répond aux questions des médias devant des drapeaux de la Nouvelle-Écosse le 10 janvier 2019.Le ministre Lloyd Hines. Photo : Radio-Canada / CBC

Les sommes consacrées aux agents frontaliers américains s’ajouteraient à des rénovations à hauteur de quatre millions de dollars que la compagnie Bay Ferries doit effectuer au terminal de Bar Harbor. L’entreprise veut que la Nouvelle-Écosse paie cette facture.

Vives réactions de l’opposition

Le chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, considère qu’il est inapproprié pour la province de payer pour la sécurité frontalière d’un autre pays.

Cela n’est pas, selon M. Houston, le coût normal de faire des affaires.

Tim Houston répond aux questions des médias devant des drapeaux de la Nouvelle-Écosse le 10 janvier 2019 à Halifax.Tim Houston, chef du Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse. Photo : Radio-Canada / CBC

Nous ne connaissons pas la liste complète des coûts. Si le ministre faisait preuve de transparence et dévoilait les coûts entiers, peut-être aurions-nous une perspective que nous n’avons pas aujourd’hui, a déclaré M. Houston.

Lloyd Hines dit que Bay Ferries attend que le gouverneur du Maine donne son assentiment à un bail avec la Municipalité de Bar Harbor. Le ministre soutient que d’ici là, il ne peut estimer les coûts d’opération du service pour la prochaine saison.

Le chef du Nouveau Parti démocratique de la Nouvelle-Écosse, Gary Burrill, considère le traversier comme une infrastructure essentielle pour la province, mais juge que celle-ci ne doit pas se précipiter vers les Américains avec un chéquier ouvert.

Selon la compagnie Bay Ferries, 50 185 passagers ont pris le traversier THE CAT entre Yarmouth et Portland en 2018, une augmentation de 21 % en un an. L’entente entre Bay Ferries et Portland est désormais échue.

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a versé 32 millions de dollars en subventions à ce service de traversier depuis qu’il a été relancé entre Yarmouth et Portland en 2015.

Avec les informations de La Presse canadienne

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