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1978 : l’année du Fort Gibraltar au Festival du Voyageur

4 cabanes de bois rond dans la neige. Entre la deuxième et la troisième se dresse un tipi.

Des cabanes ont fait leur apparition dans le parc Whittier sur ce qui est en voie de devenir le Fort Gibraltar. On remarque que le fort n'est pas encore clôturé.

Photo : Festival du Voyageur

Radio-Canada

En 1978, un projet à la fois structurant, politique, communautaire et symbolique allait à jamais changer l'allure du Festival : la construction du Fort Gibraltar.

En moins de 10 ans, la popularité du Festival du Voyageur a atteint de tels sommets que le parc Provencher, le lieu qui l'accueillait au cours des premières années, s'avère trop petit.

Le Festival du Voyageur déménage la majorité de ses activités au parc Whittier (le fameux parc du Voyageur), situé au confluent des rivières Seine et Rouge, à Saint-Boniface.

Il y entreprend la construction d’une première cabane en rondins, la maison Chaboillez, nommée en souvenir de Charles Jean-Baptiste Chaboillez, l’un des rares Canadiens français à avoir été actionnaire et bourgeois de la Compagnie du Nord-Ouest.

Une cabane en rondins munie d'un balcon sur lequel on voit une femme en costume d'époque. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La maison Chaboillez est la première des cabanes qui sera construite sur le site du Fort Gibraltar. La maison Chaboillez est située juste à l'exérieur de la fortification.

Photo : Festival du Voyageur

En 1980, le poste de traite et la maison des artisans sont construits. Le premier servira de magasin général; la seconde logera le charpentier, le canotier et le tonnelier.

L’année suivante, on bâtira la forge.

Le « parc de cabanes », qui constitue ce que l’on appelle aujourd’hui le Fort Gibraltar, devient tout de suite un lieu de rencontres très fréquenté du public.

L’interprétation historique des débuts de la Colonie de la rivière Rouge y a lieu en hiver, lors du Festival, mais aussi en été. On y raconte l’histoire des voyageurs à l’époque de la traite des fourrures, et l’histoire des Métis et des Premières Nations.

Un programme scolaire ainsi qu’un programme ouvert au public sont ainsi offerts au Fort Gibraltar de mai à septembre et sont fréquentés par des milliers de curieux, jeunes et moins jeunes.

Des interprètes qualifiés, costumés et passionnés d’histoire accueillent le public et s’appliquent à faire renaître l’histoire peu banale des voyageurs et de la traite des fourrures dans l’Ouest canadien.

La Maison du Bourgeois

Le Fort Gibraltar au parc Whittier, à WinnipegAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le fort Gibraltar au parc Whittier, à Winnipeg

Photo : Radio-Canada / Carla Oliveira

En octobre 2001, une nouvelle construction s’ajoute au fort : la Maison du bourgeois. C’est un bâtiment différent des cabanes en bois qui l’entourent; un lieu spacieux, au décor d’antan, propice aux rencontres et aux réceptions, qui s’est donné pour mandat de poursuivre, 12 mois sur 12, la mission du fort.

Le budget de construction de la Maison du Bourgeois est de 1,2 million de dollars. Les gouvernements fédéraux et provinciaux, ainsi que des fonds privés, ont permis au projet de voir le jour.

Notre dossier sur le Festival du Voyageur 2019

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