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Une friperie par les jeunes, pour les jeunes

Marilou Landry, Nathalie Landry et Andréanne Levesque.
Marilou Landry, Nathalie Landry et Andréanne Levesque. Photo: Radio-Canada

La mode fait souvent partie intégrante de la vie des jeunes du secondaire. Mais tous les jeunes ne peuvent pas se permettre des vêtements neufs des dernières tendances. À la Cité des jeunes A.-M.-Sormany d'Edmundston, une enseignante et des élèves ont mis sur pied il y a quelques années une friperie dans un local de l'école afin de donner une chance à tous de s'habiller adéquatement.

L’idée d’avoir une friperie dans une école secondaire n’est pas nouvelle. C’est d’ailleurs en voyant que plusieurs écoles de la province en avaient une que l’enseignante Nathalie Landry a voulu suivre le pas. Elle et ses deux filles, Andréanne et Frédérique Levesque, ont donc mis ce concept sur pied à la Cité des jeunes il y a quatre ans. On s’est aperçus qu’à l’école on a des gens qui sont un peu plus démunis et on trouvait que c’était une bonne idée de leur permettre de pouvoir s’habiller et d’avoir du beau linge sans nécessairement que ça coûte cher , explique Andréanne, aujourd'hui en 11e année.

Tous les élèves peuvent s’y rendre pour sélectionner des vêtements et chaque vêtement ne coûte qu'un dollar.

Un projet qui fait du chemin

Aujourd'hui, c'est une nouvelle élève qui est à la tête du comité. Marilou Landry a décidé de s'impliquer parce qu'elle a été impressionnée par l'idée. La mode, c’est vraiment important pour beaucoup de personnes, mais ce n’est pas tout le monde qui a de l’argent [à mettre] là-dedans. L’élève de 10e année a découvert qu’elle-même se plaisait bien à magasiner à la friperie de l’école.

J’ai beaucoup de vêtements qui viennent de la friperie puis je n’ai pas honte de le dire.

Marilou Landry
Une adolescente regarde un présentoir à vêtements. Les vêtements sont vendus au coût de 1 $ chacun. Photo : Radio-Canada

Encore de la stigmatisation

Nathalie Landry espérait briser les stéréotypes qui existent entourant le port de vêtements de seconde main. Le message est toutefois difficile à passer chez beaucoup d'élèves.

Des présentations ont été faites aux élèves pour les sensibiliser, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir selon l’enseignante. On montrait des friperies à Montréal ou Moncton, dans les grandes villes où c’est populaire. Mais on dirait que ça a un peu de difficulté à changer la mentalité dans notre région .

Cette année, le comité a déménagé dans un nouveau local, plus grand. Les membres ont ajouté une salle d'essayage, dans le but de rendre plus populaire le port de vêtements usagés.

Impact environnemental de l’industrie vestimentaire

La surconsommation des vêtements est souvent pointée du doigt comme étant une source importante de pollution. Les jeunes sont beaucoup plus sensibilisés aux causes environnementales aujourd’hui, ce qui peut avoir un impact sur leur fréquentation de la friperie, estime Marilou Landry. C’est beaucoup un sujet dont on parle dans nos cours. [...] Le monde commence à comprendre que trop consommer, c’est comme pas assez, ça ne fait pas de sens et ce n’est pas bon pour l’environnement .

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