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Des chiens renifleurs pour la prévention des drogues au Collège Saint-Bernard de Drummondville

Des chiens renifleurs pour la prévention des drogues au Collège Saint-Bernard de Drummondville
Émilie Richard

À quelques reprises pendant l'année scolaire, lorsque les élèves du Collège Saint-Bernard de Drummondville gagnent leur classe, un chien renifleur entre dans l'établissement. Son rôle? Vérifier tous les casiers, parfois même les résidences, dans le but d'y détecter des drogues. L'exercice porte ses fruits; l'école maintient une note parfaite.

Depuis deux ans, et ce, environ six fois par année, un chien renifleur visite l'établissement scolaire. On fait le tour, c'est très rapide. Un chien fait de 500 à 800 casiers par heure, explique Sébastien Lemay, propriétaire de K9 inspection. Le Collège Saint-Bernard utilise cette technique de façon préventive.

On voit ici que la drogue est absente, mais ça ne veut pas dire que les jeunes n'en prennent pas. Ça ne veut pas dire qu'ils ne vont pas à des party.

Mario Boisvert, animateur de pastorale et responsale de la sécurité, de la surveillance, du mieux-être et de la lutte à l'intimidation

Même si la drogue est bien cachée, l'odorat de l'animal lui permet de défier bien des ruses. Il y a des élèves qui essaient de la cacher avec du parfum. Même si c'est scellé sous vide ou dans des pots fermés, ça ne le [chien] dérange pas, assure M. Lemay.

Sébastien Lemay, propriétaire de K9 inspection, et son chien, Hope. Sébastien Lemay, propriétaire de K9 inspection, et son chien, Hope. Photo : Radio-Canada / Emilie Richard

Lorsque le chien détecte une odeur illicite, il s'assoit. Lors de ses visites au Collège Saint-Bernard, il lui arrive de poser cette action parce qu'il repère également l'odeur de médicaments. On prend tout en note. Chaque fois que le chien vient, on se dit : "Oui, cet élève-là prend de la médication. C'est cohérent." C'est vraiment un chien qui a du flair, soutient M. Boisvert. Ce dernier précise que les parents étaient d'accord avec cette façon de procéder et que les visites aléatoires du chien dépisteur ont leur effet. Force est d'admettre que c'est disuasif parce que les jeunes le voient.

Ce n'est évidemment pas le cas dans toutes les écoles où se rend Sébastien Lemay. C'est pire depuis la légalisation, c'est certain. On en voit plus, surtout dans les écoles. Les entreprises nous téléphonent plus aussi. Définitivement, quand on cherche, on en trouve plus qu'avant, précise-t-il.

Une fois que la drogue est détectée, c'est à la direction de l'école de prendre la situation en main. Au Collège Saint-Bernard, la prévention est une priorité. S'il y a une problématique, on va accompagner l'élève. On n'est pas là pour la répression, on est là vraiment pour que le jeune voit qu'on est avec lui, affirme Mario Boisvert.

Estrie

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