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10 M$ pour un projet de climatisation avec l'eau du lac Ontario

Catherine McKenna prononce un discours.
La ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, souhaite continuer à travailler avec les villes comme Toronto. Photo: CBC/Patrick Morrell

La ministre de l'Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, a annoncé jeudi un investissement de 10 millions de dollars dans un projet de refroidissement d'Enwave Energy Corporation.

Cette entreprise torontoise a développé une technologie qui permet de puiser de l’eau froide du lac Ontario pour climatiser les hôpitaux, les établissements gouvernementaux, les établissements d’enseignement et les gratte-ciel au centre-ville de Toronto, selon le communiqué publié par le ministère.

70 % de la consommation d’énergie se fait par les villes, et la moitié est utilisée pour le chauffage ou la climatisation, a déclaré Mme McKenna. Nous savons que nous pouvons faire mieux, nous pouvons avoir des solutions plus intelligentes. Dans le cas présent, utiliser les ressources naturelles dont nous disposons pour aider à faire des économies, réduire les émissions et créer des bons emplois, a-t-elle complété.

Il s’agit de la première annonce de bénéficiaire du financement du volet des champions dans le cadre du Défi pour une économie à faibles émissions de carbone.

Ce programme fait partie du Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone. Il se divise en deux volets : le volet des champions, qui dispose de 450 millions de dollars, et le volet des partenariats, qui dispose de 50 millions de dollars et qui se limite à des plus petites entités.

Discours à saveur électoraliste

Cette première annonce s’est faite en Ontario, qui s'est retiré en juillet du marché du carbone.

Catherine McKenna est d'ailleurs revenue sur l’importance de ne plus pouvoir polluer gratuitement : Tout plan climatique doit mettre un prix sur la pollution, car quand c’est gratuit de polluer, la pollution augmente.

Elle a également commenté les positions du gouvernement de Doug Ford. Ils veulent faire moins à une période où nous devons faire plus, a-t-elle dénoncé, rappelant qu’elle continuerait à travailler avec les Canadiens, avec les entreprises et avec les villes comme Toronto.

Le ton de Mme McKenna n’était pas sans rappeler l’approche des prochaines élections. Elle a réitéré la position du Parti libéral sur le dossier environnemental, qui risque d’être déterminant lors du scrutin fédéral prévu pour cette année.

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