•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des chefs autochtones s’entendent avec la GRC pour débloquer l'accès à un gazoduc

Deux hommes se serrent la main dans un couloir.
Les chefs héréditaires Smogelgem (à gauche) et Madeek (à droite) étaient de ceux qui ont négocié l'entente avec la GRC devant des représentants de l'entreprise Coastal GasLink permettant aux employés de cette dernière d'accéder à un pont situé sur leur territoire. Photo: La Presse canadienne / Chad Hipolito

Les chefs héréditaires de la Première Nation Wet'suwet'en à Smithers, en Colombie-Britannique, ont conclu un accord avec la Gendarmerie royale du Canada (GRC) autorisant une entreprise de gaz naturel à accéder à un pont bloqué sur leur territoire.

Après une réunion de plusieurs heures, le chef Na'Moks a affirmé aux journalistes que l'accord n'impliquait que les chefs et la GRC et visait à assurer la sécurité des membres de la Première Nation.

Il a affirmé que des représentants de Coastal GasLink avaient été invités à la réunion pour s'assurer qu'ils sont sur la même longueur d'onde, mais il a souligné qu'il ne s'agissait pas d'un accord avec l'entreprise et que les chefs héréditaires restaient « catégoriquement opposés » à un projet de gazoduc planifié sur leur territoire.

Carte du gazoduc Coastal GasLink

Selon l'accord, le chef Na'Moks indique que les employés de la société seront autorisés à traverser le pont et que la GRC retirera un barrage routier qui empêchait certains membres de la Première Nation d'accéder à un camp de guérison Unist'ot'en, situé à proximité du pont.

Il ajoute qu'il n'y aura pas d'arrestation de membres de la Première Nation et que le camp Unist'ot'en restera intact.

L'accord respecte une injonction du tribunal, destinée à empêcher toute personne de gêner le travail de l'entreprise jusqu'à ce que les défendeurs, parmi lesquels figurent des membres du camp d'Unist'ot'en, déposent une réponse. L'accord a été conclu jeudi au bureau des Wet'suwet'en.

Le compte Facebook du camp indique que les chefs autochtones ont accepté de se soumettre à l’injonction pour éviter de « reproduire la violence qui s’est produite au campement Gidumt'en », où 14 manifestants ont été arrêtés lundi.

Il y est toutefois précisé que cela ne signifie pas que le pipeline sera construit sur les terres autochtones.

Justin Trudeau se réjouit

Justin Trudeau parle devant un lutrin. Le premier ministre du Canada Justin Trudeau était de passage à Kamloops en Colombie-Britannique jeudi pour une deuxième journée. Il a répondu aux questions de la presse notamment au sujet de la discorde entourant le gazoduc Coastal GasLink dans le nord de la Colombie-Britannique. Photo : La Presse canadienne / Murray Mitchell

Le premier ministre Justin Trudeau est content de voir que la situation se calme dans le nord de la Colombie-Britannique, où les discussions entre des chefs autochtones héréditaires et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) se poursuivent jeudi.

De passage pour une deuxième journée à Kamloops, jeudi, le premier ministre Justin Trudeau s'est abstenu de condamner le travail des policiers sur place.

« Nous sommes tous très contents que la situation semble s’être grandement améliorée au cours de la journée d'hier. Des questions seront posées au cours des prochaines semaines sur ce qui s’est passé et sur ce qui aurait pu être mieux fait », a-t-il néanmoins insisté.

Avec des informations de Chantelle Bellrichard, CBC News

Avec les informations de La Presse canadienne

Colombie-Britannique et Yukon

Politique