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Des écoles s'outillent pour contrer le sextage chez les jeunes

Une jeune femme préoccupée fixe son téléphone cellulaire.

Cyberaide.ca reçoit en moyenne sept demandes d'assistance PAR SEMAINE venant directement de jeunes en crise suite au partage d'une photo intime.

Photo : Getty Images / Antonio Guillem

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les échanges de matériel de pornographie juvénile par les élèves sur leur cellulaire sont au coeur des discussions de directeurs d'écoles privées jeudi à Drummondville.

Les représentants de 180 écoles privées du Québec participent à la conférence Sexto : mieux comprendre pour mieux agir. L'objectif est de développer de nouvelles pratiques afin d'être en mesure de mieux gérer la crise lorsqu'elle survient.

La conférence est organisée par la Fédération des établissements d'enseignement privés en partenariat avec le Centre canadien de protection de l'enfance et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Le Service de police de St-Jérôme, qui participe à la journée de discussions, a aussi présenté le programme Sexto. L'initiative consiste à adopter des stratégies pour intervenir rapidement. Au cours des trois dernières années, le service de police a répertorié une centaine de cas de sextage impliquant près de 300 jeunes.

« C'est souvent une jeune fille qui a envoyé des photos à son copain et à un moment donné on perd le contrôle des images. Le lundi matin on revient à l'école et c'est une crise, c'est vraiment une onde de choc. Les intervenants ont à gérer la situation et souvent ça s'est passé à la maison et non à l'école. La situation doit être traitée rapidement parce qu'on sait qu'en dedans de quelques minutes ou de quelques heures les images peuvent être propagées un peu partout. »

— Une citation de  Robin Pouliot, policier du Service de police de St-Jérôme
Robin Pouliot, policier du Service de police de St-Jérôme
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Robin Pouliot, policier du Service de police de St-Jérôme

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Quelles sont les responsabilités et les obligations légales de l'école, comment intervenir auprès des élèves concernés et leurs parents et comment collaborer avec les policiers et les autorités judiciaires sont autant de questions qui feront l'objet de discussions pendant cette rencontre.

« Je pense à ce qui arrive à ces jeunes-là, aux victimes, aux enfants impliqués, aux parents. Les dommages sont très importants. Ça nous prend des moyens pour régler ces cas plus rapidement. »

— Une citation de  Nancy Brousseau, présidente de la Fédération des établissements d'enseignement privés

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