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Désinfection non conforme à l'hôpital du Grand-Portage

Vue d'ensemble du Centre hospitalier régional du Grand-Portage.
Centre hospitalier régional du Grand-Portage à Rivière-du-Loup Photo: Radio-Canada

Plus de 300 femmes traitées en cryothérapie à la clinique de gynécologie du Centre hospitalier régional du Grand-Portage devront subir des examens préventifs à la suite de la détection d'un problème de procédure. Selon ce que rapporte l'administration du Centre de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, la désinfection du système n'était pas conforme aux normes entre janvier 2011 et le 15 novembre 2017.

La cryothérapie est une technique qui consiste à utiliser le froid extrême créé à partir d'azote liquide ou de dioxyde de carbone liquide pour détruire les cellules ou les tissus anormaux.

Cette technique est notamment utilisée contre les lésions précancéreuses de la vulve ou du col de l'utérus.

Le directeur des services professionnels au CISSS, le docteur Jean-Christophe Carvalho, explique les prochaines étapes à l'intention des patientes concernées par ce rappel.

Ces 312 patientes vont, tout d'abord, être contactées par une infirmière-clinicienne qui va leur proposer un bilan sanguin et une cytologie gynécologique. Le but étant de faire le dépistage des agents viraux qui pourraient avoir été transmis, explique-t-il.

Ce risque de transmission là est très faible. C'est tout au plus une chance sur 100 000.

Jean-Christophe Carvalho, directeur des services professionnels au CISSS du Bas-Saint-Laurent

Selon Jean-Christophe Carvalho, les virus pour lesquels des vérifications seront faites sont les virus de l'hépatite B, de l'hépatite C, le VIH et le virus du papillome humain (VPH).

On a corrigé le processus clinique pour faire en sorte que la situation soit corrigée, puis que d'emblée, on puisse faire en sorte qu'elle ne se reproduise plus, soutient M. Carvalho.

Jean-Christophe Carvalho, directeur des services professionnels du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-LaurentJean-Christophe Carvalho, directeur des services professionnels du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Une ligne téléphonique spéciale a été mise en place pour les femmes touchées par cette mesure. Le numéro se trouvera dans la lettre qu'elles recevront par la poste.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a suspendu ce type de traitement au Centre hospitalier du Grand-Portage entre novembre 2017 et janvier 2018, le temps d'apporter les correctifs nécessaires.

D'après les informations de Lisa-Marie Bélanger et de Patrick Bergeron

Bas-Saint-Laurent

Santé publique