•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'ONE pourrait examiner le projet de pipeline Coastal GasLink

Capture d'écran faite à partir du site web du projet Coastal GasLink (http://www.coastalgaslink.com)
Le projet de pipeline Coastal GasLink suscite de la grogne dans le nord de la Colombie-Britannique. Photo: Le site web du projet Coastal GasLink
Radio-Canada

L'Office national de l'énergie (ONE) a entrepris des démarches l'automne dernier pour déterminer si le projet de gazoduc Coastal GasLink, dans le nord de la Colombie-Britannique, était de responsabilité fédérale et devait faire l'objet d'un examen réglementaire, ce qui pourrait le retarder de plusieurs mois.

Les audiences pour un tel examen n’ont toutefois pas encore été fixées.

Le pipeline, qui doit s’étendre sur 675 kilomètres, transportera du gaz naturel entre la région de Dawson Creek et les installations de LNG Canada prévues à Kitimat, dans le nord de la Colombie-Britannique. Ce projet a reçu l’aval de la province en 2016.

Toutefois des membres de la Première Nation Wet'suwet'en s’opposent au gazoduc devant traverser leur territoire et ont établi des campements pour empêcher des travailleurs d’avoir accès à un site et d'entreprendre le début des travaux. Cette semaine, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a arrêté 14 manifestants pour faire respecter une injonction permettant aux travailleurs de s’y rendre.

Carte du gazoduc Coastal GasLink

Un consultant environnemental de Smithers, en Colombie-Britannique, qui compte plusieurs années d’expérience dans le secteur de l’énergie en Alberta, a entrepris les démarches pour que l’ONE se penche sur le projet. Selon Michael Sawyer, l'oléoduc devrait être de responsabilité fédérale.

TransCanada, qui a changé de nom pour TC Energy cette semaine, a dit, dans un courriel en octobre 2018, être déçue par la décision de l’ONE d’examiner les arguments sur les compétences de ce pipeline. Elle affirme que le projet a fait l’objet d’un examen environnemental et technique solide qui a duré deux ans.

Des statuts d’intervenants sont accordés

L’ONE a accordé le statut d’intervenant aux gouvernements fédéral, de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan sur ce dossier en décembre dernier.

Des compagnies énergétiques comme Shell Canada et PetroChina Canada, qui sont engagées dans le projet de terminal de LNG Canada, à Kitimat, ont aussi obtenu ce statut.

Toutefois, il n’a pas été accordé aux chefs héréditaires de la Première Nation Wet'suwet'en, ni à 11 autres Premières Nations qui l’avaient demandé.

Le consultant surpris par l’injonction

Michael Sawyer est étonné qu’une injonction ait été accordée pour permettre aux travailleurs d’avoir accès au site. « Ce qui est fou, c'est que le gouvernement et TransCanada sont au courant de ma contestation, mais il n’en a pas été question dans la demande d’injonction », lance-t-il.

« C’est particulier qu’ils entreprennent ces démarches alors que le projet risque d’être déclaré illégal », estime-t-il.

Le consultant en environnement et son avocat font valoir que le projet Coastal GasLink fait partie d’un système de pipeline interprovincial qui acheminerait du gaz de l’Alberta et de la Colombie-Britannique vers le terminal de Kitimat. TransCanada conteste cet argument.

TransCanada soutient que le projet sera connecté par la suite avec le système de transmission albertain Nova Gas, qui couvre l’Alberta et la Colombie-Britannique, mais que les deux compagnies poursuivront leurs activités de façon indépendante.

Avec les informations de Jorge Barrera, CBC News

Industrie pétrolière

Économie