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McCloskey nie tout lors d’un témoignage très attendu au procès Oland

Le témoignage de Glen McCloskey était très attendu au procès de Dennis Oland. Il a quitté le palais de justice le sourire aux lèvres.
Le témoignage de Glen McCloskey était très attendu au procès de Dennis Oland. Il a quitté le palais de justice le sourire aux lèvres. Photo: Radio-Canada / Catherine Allard
Catherine Allard

L'ancien chef intérimaire de la police de Saint-Jean, Glen McCloskey, dit qu'il n'a rien touché et qu'il ne s'est certainement pas assis dans le bureau de Richard Oland, alors que le corps s'y trouvait toujours. Il réaffirme aussi qu'il n'a pas tenté d'influencer le témoignage d'un policier lors du premier procès.

Glen McCloskey a pris place à la barre des témoins, au 17e jour du procès de Dennis Oland pour meurtre, jeudi.

Son témoignage était très attendu, puisque ses agissements lors de l’enquête ont largement été critiqués par d’autres policiers. Il a également été visé par une enquête de la Commission de police du Nouveau-Brunswick.

Lors du premier procès de Dennis Oland en 2015, et encore cette semaine, le sergent d’état-major Mike King a fait des allégations-chocs contre Glen McCloskey, en affirmant que ce dernier lui avait demandé d’éviter de dire qu’il s’était rendu près du corps de Richard Oland avant la fin des analyses médico-légales (collecte d’ADN, etc.).

Tout en affirmant que ceci n’était pas le procès King c. McCloskey, l’avocat de Dennis Oland, Alan Gold, a demandé au témoin de s’expliquer. McCloskey a nié ces allégations, en disant qu’il aurait été illogique qu’il agisse ainsi.

Je n’aurais pas dû

Glen McCloskey a tout de même admis qu’il était entré dans le bureau de Richard Oland à deux reprises, alors que le corps de la victime gisait toujours sur le sol. La première fois avec le sergent légiste Mark Smith, et la deuxième avec le sergent Greg Oram, sans autorisation.

C’est cette deuxième introduction qui pose problème. Lorsque le sergent Mark Smith, qui était responsable de la scène du crime à ce moment-là, les a aperçus, il s’est mis très en colère et leur a demandé de sortir de la pièce.

Il était en colère et il avait le droit de l'être, j'avais tort à 100 % d'être là.

Glen McCloskey, lors de son témoignage au deuxième procès de Dennis Oland

Selon le témoignage du policier Greg Oram, qui témoignait pour la première fois dans cette affaire mardi, Glen McCloskey se serait assis sur une table ou un bureau non loin du corps, ce qui pourrait compromettre des preuves potentielles.

Glen McCloskey a nié cet incident et dit n'avoir rien touché dans le bureau. Il a cependant avoué qu'il ne portait pas les vêtements protecteurs qui sont de rigueur sur une scène de crime, pour éviter de la contaminer.

Il a également présenté une version des faits très différente de celle de Greg Oram, quant à leurs déplacements dans le bureau. Glen McCloskey a affirmé qu’il ne s’était pas rendu près du corps, à gauche du bureau, tel que l’a affirmé son ancien collègue.

Le bureau de Richard Oland, le matin du 7 juillet 2011. Son corps a été retrouvé près des fenêtres, derrière la table au centre de la photo. Le bureau de Richard Oland, le matin du 7 juillet 2011. Son corps a été retrouvé près des fenêtres, derrière la table au centre de la photo. Photo : Pièce à conviction

McCloskey espérait que ce soit un suicide

Lors de son témoignage jeudi, Glen McCloskey a également dit qu'il espérait qu'il s'agisse d'un suicide. Ce qui aurait été beaucoup mieux pour tout le monde, et moins de travail, a-t-il dit.

Le rapport d'autopsie a montré que Richard Oland avait reçu une quarantaine de coups à la tête.

L'avocat de Dennis Oland, Alan Gold, a affirmé plus tôt cette semaine que la crédibilité de Glen McCloskey allait être un enjeu lors de ce procès.

Richard Oland, a été trouvé sans vie le matin du 7 juillet 2011 dans son bureau du centre-ville de Saint-Jean.

L'homme d'affaires de 69 ans, ancien dirigeant de la brasserie Moosehead, avait été battu à mort.

Son fils, Dennis Oland, a été inculpé de meurtre au deuxième degré en 2013.

Il a été condamné en 2015, mais le verdict du jury a été annulé en appel en 2016, et un nouveau procès a été ordonné.

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