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Construction d’oléoducs : Justin Trudeau interrompu par des opposants en C.-B.

Justin Trudeau s'adresse à un public d'étudiants.
Le premier ministre a martelé qu'il était un homme d'écoute et de dialogue. Photo: Radio-Canada
Adrien Blanc

Le premier ministre du Canada tenait une réunion publique avec un millier de personnes à l'Université Thompson Rivers de Kamloops mercredi soir. Il a été interpellé à plusieurs reprises sur les projets de construction d'oléoducs en Colombie-Britannique.

Des membres du public ont accusé Justin Trudeau de ne pas écouter les Premières Nations. Je peux comprendre votre impatience, votre passion et votre colère a dit le premier ministre. Moi aussi je suis impatient.

Il a insisté sur son dialogue constant avec les représentants des Autochtones, rappelant qu’il avait rencontré les leaders des Premières Nations, mardi, à Ottawa. Nous allons travailler ensemble pour résoudre les problèmes.

Au cours de cette réunion publique, des Autochtones ont dénoncé l'arrestation, par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), lundi, de 14 personnes sur une barricade érigée contre la construction du pipeline Coastal GasLink, élément clé du projet de gaz naturel liquéfié de LNG Canada à Kitimat, en Colombie-Britannique.

Alors que le premier ministre s'exprimait lors de l'assemblée publique sur l'imputabilité de l'industrie des hydrocarbures, un homme s'est levé et a crié à M. Trudeau qu'il était un leader faible et qu'il avait menti à propos de ses intentions de réconciliation avec les Autochtones du Canada.

M. Trudeau lui a demandé à quelques reprises de se rasseoir et de le laisser finir ce qu'il avait à dire. Après quelques minutes, l'homme s'est excusé et a accepté de se rasseoir.

Le premier ministre a alors reconnu que pendant plusieurs décennies, le Canada avait maltraité les peuples des Premières Nations, mais il a ajouté que son gouvernement accomplissait des progrès significatifs vers la réconciliation.

Parmi les personnes qui ont pris la parole, plusieurs ont exprimé leur opposition à l'expansion de l’oléoduc Trans Mountain, qui passe par Kamloops. Vous contrevenez à tant de lois. Vous n’avez aucune idée de ce qu’est la loi de la nature, a témoigné une Autochtone qui s’est présentée par son prénom, Tilley.

Arnie Jack, de la nation des Shuswap, a fait un parallèle avec les Wet’suwet’en qui ont érigé des barrages routiers sur des accès à leur territoire en début de semaine. Vous n’avez pas le consentement de notre nation et de notre conseil des aînés , a-t-il dit, assurant que si la Gendarmerie royale du Canada cherchait à intervenir en terre Shuswap, le corps policier trouverait les Autochtones sur leur chemin.

Un appui

En revanche, Chris O’Connor, ancien maire de Lytton, a exprimé son soutien à l’oléoduc Trans Mountain, qu’il estime plus sûr que le transport par train. Il a raconté que dans les trois à quatre derniers mois, les trains qui passent par sa petite ville transportent essentiellement du pétrole. Il s’est dit préoccupé par la catastrophe écologique que représenterait un déraillement.

Durant les deux heures de discussion, le public, qui était essentiellement composé d’étudiants, a soulevé des questions sur les frais d’inscription à l’université, les relations entre le Canada et l’Asie ou encore sur les raisons qui ont poussé Justin Trudeau à vouloir être premier ministre.

Le premier ministre Trudeau prendra part à quelques activités à Kamloops jeudi matin avant de se déplacer en Saskatchewan. Jeudi soir, il participera à une autre assemblée publique, cette fois à Regina.

Avec les informations de La Presse canadienne

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