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Sayona : les députés de l'Abitibi-Témiscamingue réitèrent leur position en faveur du BAPE

Une affiche sur laquelle il est écrit: «Sayona Mining Limited, Projet Authier» devant une forêt de sapins.
Site du projet Authier, la future mine de lithium que compte exploiter Sayona Québec à moins de 500 mètres de l’esker. Photo: Radio-Canada / Emmanuelle Latraverse
Thomas Deshaies

Au lendemain de la nomination du nouveau ministre de l'Environnement, Benoît Charrette, les députés de l'Abitibi-Témiscamingue réitèrent à l'unisson leur volonté d'imposer un BAPE pour le projet Authier de Sayona Québec. Les députés, dont deux sont issus de la Coalition avenir Québec, espèrent que le nouveau ministre sera à l'écoute des préoccupations de la population de l'Abitibi-Témiscamingue.

Le ministre responsable de l'Abitibi-Témiscamingue, Pierre Dufour, n'a pas changé de position depuis les élections. Il souhaite que le Projet Authier soit soumis au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et incite le nouveau ministre Benoît Charrette à adopter cette position.

Je pense que les gens de la région, jusqu'à présent, se sont quand même bien exprimés sur le besoin d'avoir cet outil (BAPE), en place, souligne M. Dufour.

J'ose espérer que mon ministre de l'Environnement va y aller avec un BAPE, parce qu'il y a une situation d'acceptabilité sociale dans ce projet.

Pierre Dufour, député d'Abitibi-Est

La députée de la circonscription d'Abitibi-Ouest, où se situera le projet, abonde dans le même sens. L'eau, c'est la vie et c'est pour plusieurs années, des centenaires, affirme Suzanne Blais. Il faut protéger cette source qui est très importante. C'est un message que j'ai répété et que je répéterai à l'Assemblée nationale et à mon nouveau collègue de l'Environnement aussi.

La députée solidaire de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, affirme qu'elle continuera de questionner le gouvernement sur ses intentions dans ce dossier. J'ai bien hâte de voir ce que M. Charrette va faire et c'est sûr que moi je l'attends de pied ferme, dès la rentrée parlementaire, pour le questionner sur ses intentions, assure-t-elle.

Plusieurs groupes, dont l'Action boréale et le Conseil régional de l'environnement en Abitibi-Témiscamingue, qui s'impliquent pour la protection de l'environnement, ont qualifié l'enjeu entourant le Projet Authier de majeur. Selon eux, il doit être une priorité du nouveau ministre de l'Environnement.

Benoît Charrette dispose de 10 semaines pour prendre une décision quant au Projet Authier.

Abitibi–Témiscamingue

Métaux et minerais