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Malgré les délais, le projet de la Maison de la francophonie de l’ouest d’Ottawa avance

Denis Chartrand répond aux questions d'une journaliste.
Le vice-président du Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario, Denis Chartrand. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le projet de création d'une Maison de la francophonie dans l'ouest d'Ottawa a connu de sérieuses difficultés au cours des dernières années, mais il semblerait que le centre communautaire pourrait ouvrir ses portes d'ici le début de 2020.

C’est du moins ce qu’affirme le vice-président du Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO), Denis Chartrand, qui soutient que tout est en marche. L’entrepreneur est sur le terrain et les travaux ont commencé.

Il y a un an, les promoteurs du projet avaient annoncé que la Maison de la francophonie ouvrirait ses portes en septembre 2018. M. Chartrand prévoit maintenant que l'édifice sera livré l'automne prochain et que le paysagement devrait être terminé avant la fin de l'année.

De nombreux imprévus

Le projet, on travaille dessus depuis 10 ans, explique Ronald Bisson, président du conseil d’administration de la Coopérative multiservice francophone de l’ouest d'Ottawa (CMFO).

Il souligne que deux gros imprévus ont causé des délais, soit le fait que l’ancienne école Grant contenait de l’amiante et que l’édifice était aux prises avec des problèmes structuraux.

On a eu quelques surprises de ce côté-là, puis on a découvert que ça coûtait beaucoup plus que 4 millions de dollars pour finir le projet, dit-il, soulignant que la rénovation de cette ancienne école construite en 1922 a coûté cher.

Les partenaires du projet ont acheté l'école et le site en 2010 pour la somme symbolique de 1 $. La province avait initialement accordé 4 millions de dollars aux francophones pour réaliser les travaux, mais la facture a gonflé en raison des imprévus. En décembre 2017, l'ancien gouvernement libéral a donc annoncé une nouvelle enveloppe de près de 9 millions de dollars.

On ne s’est jamais dit [que le projet allait mourir]. On est des francophones minoritaires – jamais qu’un projet ne meurt. Jamais.

Ronald Bisson, président du conseil d’administration de la CMFO

Malgré les problèmes, le potentiel de la Maison de la francophonie est énorme et les besoins pour les francophones de l'ouest le sont également, selon le conseil d'administration de la CMFO.

Ronald Brisson répond aux questions d'une journaliste. Ronald Bisson, président du conseil d’administration de la Coopérative multiservice francophone de l’ouest. Photo : Radio-Canada

M. Brisson se réjouit de l’engagement du CEPEO dans ce projet. L'apport du conseil scolaire a permis de grandement améliorer le projet, dit-il.

On va avoir un beau grand gymnase. On va avoir aussi des espaces pour d’autres services. On n’aurait jamais eu ça avec la communauté seule.

Ronald Bisson, président du conseil d’administration de la CMFO

Des partenariats en devenir

Le conseil d'administration élabore actuellement des partenariats avec les organismes qui seront de la partie. Ceux-ci offriront notamment des camps d’été et des jeux, de même que des programmes pour les enfants, les adolescents et les aînés. Des services en santé et en information juridique sont aussi envisagés, bien que certains services ne soient pas toujours précisés.

On commence déjà nos activités, on n’attend pas l’édifice, signale d'ailleurs M. Brisson, qui souligne que des services en employabilité existent déjà.

Par ailleurs, à l’ère où plusieurs institutions francophones de l’Ontario ont été mises à mal par le gouvernement progressiste-conservateur, voir que la Maison de la francophonie est assez sécure pour continuer d’avancer rassure la directrice générale de l’Association des communautés francophones d’Ottawa (ACFO), Aja Besler.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

Engagement communautaire