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Un survivant du pensionnat St. Anne poursuit le gouvernement fédéral

 Un groupe d'enfants de choeur au Pensionnat Sainte-Anne de Fort Albany en Ontario autour de 1945.
Un groupe d'enfants de choeur au pensionnat St. Anne de Fort Albany en Ontario autour de 1945. Photo: Collection Edmund Metatawabin/Université Algoma
Radio-Canada

Un ancien élève du pensionnat autochtone St. Anne intente une action contre le gouvernement fédéral pour avoir manqué à ses obligations de rendre publics des documents qui témoignent des sévices qu’il a subis.

Connu seulement sous le pseudonyme H-19019, cet ancien pensionnaire a comparu devant un Processus d’évaluation indépendant (PEI) au début des années 2000.

L’arbitre n’a pas cru pas son témoignage, raconte Margaret Waddell, l’avocate d’H-19019.

Étant incapable de prouver les agressions qu’il avait subies au pensionnat situé à Fort Albany, il ne se voit accorder aucune somme compensatoire.

Après qu’il ait reçu ce résultat, il est devenu suicidaire et a dû être interné, continue l’avocate. Ça a été très traumatique pour lui.

Revirement de situation

Toutefois, tout a changé en 2014 lorsqu’un juge de la Cour supérieure de l’Ontario ordonne au gouvernement fédéral de remettre les documents d’une enquête de la PPO, menée entre 1992 et 1997, qui font état des événements qui se sont déroulés au pensionnat St. Anne.

L’enquête a recueilli des centaines de déclarations de témoins qui étaient à St. Anne et a mené à plusieurs condamnations, explique Mme Waddell. Mais aucun de ces 12 000 documents n’a été présenté lors du PEI.

Les documents décrivent entre autres des agressions sexuelles généralisées, l’utilisation d’une chaise électrique, ainsi que de la violence corporelle à coups de câble épais.

H-19019 a alors eu droit à une nouvelle audience et a gagné sa cause.

Mon client affirme que ses avocats à l’époque ont été négligents, puisqu’ils savaient que ces documents existaient, mais n’ont rien fait pour les présenter devant la cour, résume Mme Waddell.

L’avocate soutient que le gouvernement fédéral aurait manqué à ses obligations en dissimulant ces documents, ce qui motive la poursuite.

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