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L’évêque de Chicoutimi visé par le recours collectif contre un prêtre pédophile

L'abbé Paul-André Harvey

L'abbé Paul-André Harvey

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Cour supérieure autorise la requête de l'Association des jeunes victimes de l'Église en élargissant la liste des parties défenderesses dans l'action intentée contre l'ex-prêtre pédophile Paul-André Harvey.

Ainsi, l’évêque catholique romain de Chicoutimi, neuf paroisses et l’Assurance mutuelle des Fabriques de Québec sont maintenant visés par le recours.

Nouvelles parties défenderesses :

  • L'évêque catholique romain de Chicoutimi
  • La Fabrique de la paroisse de Saint-Dominique
  • La Fabrique de la paroisse de Sainte-Famille
  • La Paroisse de Saint-Philippe de Jonquière
  • La Fabrique de la paroisse Sacré-Coeur de Jésus
  • La Fabrique de la paroisse de Notre-Dame-de-la-Paix
  • La Fabrique de la paroisse Saint-Joseph
  • La Fabrique de la paroisse de Saint-David
  • La Fabrique de la paroisse Saint-Gabriel-Lalemant de Ferland-et-Boilleau
  • La Fabrique de la paroisse de Saint-Alphonse
  • L'Assurance mutuelle des Fabriques du Québec

L’ex-prêtre pédophile Paul-André Harvey a plaidé coupable à 39 chefs d’accusation d’attentat à la pudeur et d’agression sexuelle en 2015.

Il est par la suite mort en prison.

Actuellement, près d’une centaine de présumées victimes prennent part à l’action collective, selon l’Association des jeunes victimes de l’Église.

L’avocate du diocèse voit d’un bon oeil ce jugement.

Estelle Tremblay croit que cette décision pourrait favoriser une entente hors cour.

Une femme dans la cinquantaine en entrevue dans son bureau.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Me Estelle Tremblay représente le diocèse de Chicoutimi

Photo : Radio-Canada

Si l’Association des jeunes victimes ainsi que la Mutuelle, notre assureur, lisent attentivement ce jugement-là, ils devraient, l’une et l’autre des parties, je pense, répondre à l’invitation de Mgr Guay de considérer un règlement dans cette affaire.

Une citation de : Estelle Tremblay, avocate du diocèse de Chicoutimi

Pour sa part, la porte-parole de l’Association des jeunes victimes de l’Église, Suzanne Tremblay, est satisfaite de ce jugement. Elle estime qu’il s’agit d’une victoire pour les victimes qui sont ouvertes aux discussions, mais pas à n'importe quel prix.

« On ne lâchera pas, parce qu’on sait qu’on va gagner. Puis s’ils veulent qu’on se rende au procès, on va se rendre au procès. Ça ne nous dérange pas, on est prêts. On n’a jamais été aussi prêts que ça. Vous savez, quand ça fait 50 ans que t’essaies de te faire écouter quand tu dis une vérité et qu’après 50 ans on nous donne le droit au procès, pensez-vous qu’on ne sera pas là? Pensez-vous qu’on ne tiendra pas jusqu’au bout? C’est sûr qu’on va tenir jusqu’au bout », conclut-elle.

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