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Trump confirme un ex-lobbyiste procharbon à la tête de l’Agence de protection de l’environnement

Andrew Wheeler parle en faisant un geste de la main.

Andrew Wheeler annonçant sa volonté d’assouplir les règles encadrant les émissions polluantes des centrales au charbon, le 6 décembre, au siège social de l'EPA, à Washington.

Photo : La Presse canadienne / AP/Cliff Owen

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président américain Donald Trump a officiellement nommé mercredi Andrew Wheeler à la tête de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) du pays. Sa nomination devra être entérinée par le Sénat.

La nomination de l’homme de 54 ans, anciennement lobbyiste pour le premier producteur de charbon des États-Unis, n’est pas une surprise, dans la mesure où M. Trump avait annoncé son intention en novembre dernier.

Andrew Wheeler dirige l’EPA par intérim depuis que son prédécesseur, Scott Pruitt, a démissionné le 6 juillet dernier, après s’être trouvé englué dans des scandales de dépenses excessives.

Depuis son entrée en fonction, il poursuit le travail entrepris par M. Pruitt de démanteler les réglementations environnementales mises en place par l’ex-président démocrate Barack Obama.

Il a notamment proposé d’assouplir les règles encadrant les émissions polluantes des centrales au charbon et celles qui devaient limiter les normes antipollution des véhicules automobiles après 2025.

Sa nomination réjouit les élus républicains du Congrès et les grands industriels du pays, qui estiment que la politique pro-entreprise du président Trump est ainsi mise en œuvre.

Les environnementalistes ne sont pas du même avis. « La seule chose que Wheeler va protéger, c’est les profits des pollueurs », a commenté Brett Hartl, directeur du Center for Biological Diversity.

Un ancien lobbyiste de l’industrie du charbon

M. Wheeler était jusqu’alors numéro 2 de l’EPA, où il avait amorcé sa carrière en 1991. Le Sénat avait confirmé sa nomination par un vote de 53-45 en avril 2018.

Après avoir quitté l’EPA en 1995, M. Wheeler a travaillé pour le sénateur républicain climatosceptique James Inhofe, avant d’entamer une nouvelle carrière de lobbyiste pour des entreprises du secteur de l’énergie.

Son plus important client au cours des huit années suivantes a été le producteur de charbon Murray Energy, propriété de Robert Murray, un partisan avoué du président Trump.

M. Wheeler a empoché 2,7 millions de dollars en huit ans pour défendre les intérêts de l’industrie du charbon, pourfendant des politiques environnementales du président démocrate Barack Obama.

Pour cette raison, sa nomination à l’EPA a été contestée par des environnementalistes, qui le jugeaient inapte à lutter contre les effets du réchauffement climatique.

En annonçant son intention de le confirmer dans ses fonctions en novembre, Donald Trump avait loué son « travail fantastique », ce qui n’avait pas manqué d’attirer de nouvelles critiques.

Sa nomination revient « à donner les clés du coffre à un voleur », avait déclaré l’organisation non gouvernementale Sierra Club.

« En temps normal, un chantre des combustibles fossiles et le principal responsable de la protection des enfants sur le plan environnemental devraient être deux personnes avec des objectifs distincts », avait commenté Ken Cook, président de l’Environmental Working Group, une organisation regroupant des militants.

« Mais c’est l’administration Trump, où un ancien lobbyiste de premier plan peut devenir administrateur de l’EPA », constate-t-il.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, Washington Post, et New York Times

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