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Baluchon Alzheimer : un projet pour les francophones de l'Ouest

Une femme aux cheveux blancs se prend la tête dans ses mains.

Les femmes vivent plus longtemps et sont plus susceptibles d'être atteintes d'Alzheimer.

Photo : iStock

Radio-Canada

Prendre soin d'un proche atteint de la maladie d'Alzheimer peut être un poids difficile à porter jour après jour. L'organisme pour la santé des francophones RésoSanté C.-B. travaille sur la mise en place d'un baluchon Alzheimer, tel il existe au Québec, pour soulager les personnes aidantes en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan.

Un texte de Saïda Ouchaou

L’initiative, provenant de l'organisme RésoSanté qui développe des actions en matière de santé mentale, consiste en l’implantation d’un service de répit dont l’objectif est l’amélioration du bien-être et de la qualité de vie des proches aidants et des personnes francophones atteintes de démences en Colombie-Britannique.

L’association veut ainsi mettre en place le Baluchon Alzheimer créé à l’origine au Québec.

Janvier est le mois de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’une maladie irréversible qui détruit les cellules du cerveau et cause des troubles de la pensée et de la mémoire. Plus de 500 000 personnes au Canada sont atteintes d’Alzheimer ou de maladies cognitives apparentées.

Benjamin Stoll, directeur général de RésoSanté C.-B., explique que les francophones sont touchés par la maladie autant que le reste de la population.

Le Baluchon Alzheimer, c’est une personne formée, appelé baluchonneur ou baluchonneuse, qui vient à domicile offrir du temps de répit aux proches aidants pour leur permettre de prendre des vacances et de ne pas eux-mêmes souffrir d’enjeux de santé mentale.

Benjamin Stoll, directeur général, RésoSanté C.-B.

La société Baluchonnage au Québec, précise M. Stoll, recommande de 4 à 15 jours de répit, ce qui permet aux proches aidants de partir en vacances en toute confiance et tranquillité. La personne malade reste dans son domicile et ne perd pas ses repères.

RésoSanté espère obtenir du financement du gouvernement provincial ou fédéral.

L’organisme, explique le directeur général, a déjà des personnes intéressées pour obtenir un tel service d’aide et invite toute personne intéressée à le contacter.

Quant à trouver des gens capables d'être accompagnants, le porte-parole précise que grâce à son répertoire, des professionnels de santé ont exprimé leur intérêt.

On a déjà l’offre et la demande qui sont là. Il nous manque plus que les fonds pour mettre [le programme] en œuvre. On a fait tout ce qu’on pouvait sans financement dédié à ça.

Benjamin Stoll, directeur général, RésoSanté C.-B.

RésoSanté C.-B. souhaite également offrir ce service de Baluchon Alzheimer aux francophones de l’Alberta et de la Saskatchewan.

Colombie-Britannique et Yukon

Alzheimer