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La démolition de la résidence Langevin pourrait commencer dès l'automne

La façade de la Résidence Langevin au 210 de la rue Masson.
La Résidence Langevin situé au 210 de la rue Masson dans le quartier de Saint-Boniface à Winnipeg. Photo: Radio-Canada
Abdoulaye Cissoko

Les travaux de démolition de certaines parties de la résidence Langevin, située au 210 rue Masson dans le quartier de Saint-Boniface, pourraient commencer dès cet automne. Le promoteur immobilier demande d'abord une modification au zonage, qui selon la Ville de Winnipeg sera discutée le 14 janvier par les membres du Comité Riel.

La modification demandée vise à obtenir un zonage pour grandes habitations multifamiliales, plutôt que pour la catégorie des habitations unifamiliales moyennes.

Cela permettrait à Towers Reatly Group de procéder à l'aménagement de son projet. Le promoteur souhaite transformer l'édifice en un immeuble à logements de quatre étages avec des espaces verts.

Initialement, Towers Realty Group proposait la construction d'un bâtiment de huit étages et 107 logements, mais ce projet a rencontré l'opposition de résidents en raison du grand nombre d'espaces de stationnement requis.

Plan du projet de la résidence Langevin située au 210, rue Masson dans le quartier Saint-Boniface.Selon le plan, les trois façades de l'ancienne école normale francophone de l'ouest canadien seront préservées. Photo : ft3 Architecture Landscape Interior Design

Après plusieurs consultations publiques, dont la dernière date de mars dernier, le promoteur a revu à la baisse l'envergure du projet. Le nombre de logements est passé de 107 à 60 .

Si le changement de zonage est approuvé par le Comité Riel, les travaux de démolition pourraient commencer dès cet automne, affirme Chantal Alary, directrice à ft3 Architecture Landscape Interior Design, la firme retenur par Towers Realty Group pour mener le projet.

« L'édifice construit en 1928 sera démoli pour faire place à un nouvel immeuble. Toutefois, certains matériaux seront réutilisés dans le nouveau projet », explique Mme Alary.

Une partie de l'édifice de 1902 sera préservée

Les trois façades de l'ancienne école normale francophone de l'Ouest canadien, située à l'intersection des rues Alneau et Masson, ne seront pas démolies. « C'est quelque chose que la communauté souhaitait vraiment », souligne Mme Alary.

Le directeur général d'Entreprises Riel, Normand Gousseau, s'en réjouit. Selon lui, c'est un pan de l'histoire franco-manitobaine qui est ainsi préservé.

« C'est un quand même un édifice patrimonial qui parle beaucoup de la francophonie manitobaine, parce que les premiers éducateurs francophones du Manitoba y ont été formés. De le voir reprendre vie de différente façon est une bonne chose », dit-il.

Selon lui, la préservation de ce bâtiment pourrait être bénéfique pour le tourisme local. « L'édifice pourra faire partie des tournées piétonnières touristiques offertes par notre bureau de tourisme. Les visiteurs pourront ainsi apprécier le bâtiment original », estime M. Gousseau.

Chantal Alary,Chantal Alary, directrice chez ft3 Architecture Landscape Interior Design se dit optomiste quant à l'issue de la réunion du Comité Riel. Photo : Matthew Sawatzky

Chantal Alary dit que certains résidents s'inquiétaient aussi de la circulation automobile dans le secteur.

Elle affirme que le promoteur a essayé de répondre à cette préoccupation. « L'entrée dans le stationnement se fera du côté de rue Aulneau et les voitures sortiront sur la rue Masson pour réduire le nombre de véhicules à l'intersection », indique-t-elle.

Le soutien de la communauté

Chantal Alary se dit optimiste quant à la rencontre du Comité Riel le mois prochain. « Towers Realty Group a été très ouvert dans ce processus complexe », dit-elle.

Elle affirme que depuis le début, le promoteur immobilier a tenu à entendre les commentaires de la communauté et a revu ses plans pour tenir compte des inquiétudes exprimées. « Il nous semble qu’il y a beaucoup de soutien de divers groupes de la communauté », poursuit-elle.

La présidente de l'Association des résidents du Vieux Saint-Boniface, Lyndsey Marshall, se félicite de cette démarche. Elle dit que le mandat de l'association est de voir plus de résidents et de maisons dans le quartier. « En fin de compte, il serait conforme à notre mandat de voir ce projet aboutir », note-elle.

Les travaux de construction devraient durer de 15 à 20 mois, selon Chantal Alary.

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