•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Temps supplémentaire obligatoire : les préposés aux bénéficiaires interpellent la ministre

Une préposée aux bénéficiaires aide une patiente

Archives

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des préposés aux bénéficiaires de la Mauricie et du Centre-du-Québec sont exaspérés de se voir imposer des heures supplémentaires obligatoires et demandent à la ministre de la Santé d'agir.

Ils ont envoyé une lettre à la ministre Danielle McCann pour lui décrire ce qu'ils vivent.

Le recours au temps supplémentaire obligatoire (TSO) est utilisé comme moyen de gestion, et ce, au quotidien, déplore le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métiers dans la région (CSN), Pascal Bastarache, qui a fait parvenir la lettre à la ministre.

Nous n’en pouvons plus. Cette situation inhumaine, qui a de graves répercussions sur la population, ne peut plus durer.

extrait de la lettre adressée à la ministre de la Santé du Québec

Le président du syndicat rappelle, à titre d'exemple, que, dernièrement, une dizaine de préposés ont été gardés contre leur gré à l'hôpital durant 30 minutes parce que la direction ne savait pas à qui imposer les heures supplémentaires obligatoires.

Pascal Bastarache affirme que malgré les nombreuses rencontres avec la direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), aucune solution concrète n'a permis de régler le problème.

Il demande donc à la ministre d'intervenir personnellement dans le dossier.

Extraits des témoignages

Bonjour Mme McCann, mon nom est Julie Morel, je suis infirmière à Drummondville pour le CIUSSS MCQ. En 2018, j'ai été obligée de rester en TSO le 26 janvier, le 9 mars, le 19 avril, le 7 juin, le 22 juillet, le 31 juillet et le 6 août. C'est en partie la raison pour laquelle je suis partie en arrêt de travail pour épuisement professionnel le 11 août 2018 et que j'essaie encore de m'en remettre.

Chaque jour, on se fait demander au travail : ''Un petit TS, ça te dit?". Signe de manque de personnel flagrant, vu la pénurie de main-d'œuvre et la façon de gérer le système au complet. Ce n'est plus des mesures exceptionnelles, c’est notre réalité chaque jour, a écrit une autre infirmière auxiliaire.

Bonjour Mme McCann, je me nomme Mandy-Kate Cecyre. Je suis préposée aux bénéficiaires pour le CIUSSS MCQ. Le 22 décembre 2018, j’ai eu une note à mon dossier pour "refus de TSO", alors que j’avais proposé d’emmener ma fille de 5 ans [sur mon lieu de travail] afin de faire mon TSO.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Mauricie et Centre du Québec

Politique provinciale