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Le monde municipal en faveur d'élections printanières

Un bulletin de vote est déposé dans une boîte de scrutin.
Un électeur dépose son bulletin dans l'urne Photo: iStock
Olivier Roy-Martin

Les deux associations qui représentent les villes et municipalités du Québec demandent au ministère des Affaires municipales et de l'Habitation d'établir une date fixe pour des élections municipales au printemps.

Depuis 2005, les élections municipales se tiennent en même temps, le premier dimanche de novembre dans toutes les municipalités du Québec, près d'un mois ou deux avant le dépôt du budget municipal. Ces élections se déroulent en novembre depuis les années 1970.

Cette situation laisse peu de temps aux nouveaux élus municipaux pour se familiariser avec les enjeux liés au budget municipal, comme le déplorent la majorité des membres de la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et le conseil d'administration de l'Union des municipalités du Québec (UMQ) , qui croient donc qu'il faudrait déplacer la date des élections au printemps.

En rentrant au printemps, on a le temps de voir ce qui se passe dans la municipalité, explique le maire de Godbout, Jean-Yves Bouffard, qui a été élu en 2017 par acclamation et dont la municipalité est membre de la FQM. Quand tu rentres au mois de novembre, quand t'es au courant de rien, faut que tu te fies à ton DG [...] T'as pas le choix.

Les mandats sont seulement de quatre ans. Si le premier, on ne s'en occupe pas ou on n'est pas apte à bien choisir, il n'en reste seulement que trois autres, fait valoir le président de la FQM, Jacques Demers.

Jacques Demers à Halifax, en Nouvelle-Écosse, pour le congrès de la Fédération canadienne des municipalités en juin 2018.Jacques Demers, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley. Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Des élections au printemps 2021 ou au printemps 2022?

La ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, Andrée Laforest, serait ouverte à l'idée de déplacer la date des élections municipales, selon son attaché de presse, Hugo Lemay. Il ajoute toutefois que des analyses sont nécessaires afin de déterminer les avantages et les inconvénients de cette décision.

Par exemple, si la date des prochaines élections municipales passait de l'automne 2021 au printemps 2022, elles se dérouleraient la même année que les élections provinciales, fait-il valoir, en ajoutant qu'il faut éviter d'épuiser les bénévoles qui s'impliquent dans les deux processus électoraux.

Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l'Habitation.
Andrée Laforest, ministre des Affaires municipales et de l'Habitation. Photo : Radio-Canada

Au contraire, si les élections étaient déplacées au printemps 2020, cela raccourcirait le mandat actuel des élus municipaux du Québec.

Le ministère des Affaires municipales n'a pas précisé la date à laquelle une décision sera prise dans ce dossier.

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